Dimanche 21 mars 2010
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Nestor, le gris, une perle (dans son genre)
From: own archives (20100321)
Des impressions mitigées de ces jours-ci, la marche du monde (il continue son bonhomme de chemin, sensiblement toujours aussi indifférent aux "dommages collatéraux" de tous types), les personnes
que je croise au quotidien (qu'il me faut tenter vaille que vaille d'amener à un niveau d'efficience pour elles-mêmes idéalement plus élevé), les rencontres qu'il m'est possible de faire en
diverses circonstances (qui partagent de façon variées leurs attentes dans de multiples directions) et, bien évidemment, les proches (que je connais bien mieux et dont les interrogations, les
craintes, me touchent différemment ou dont je peux partager les joies et les moments de fête); c'est environnement-là pour occuper un esprit passablement agité déjà par mes propres "affaires"
(...)
Plus immédiatement occupé à tenter de trouver l'espace entre le clavier et un greffier adorable mais fort encombrant de ces jours-ci; il semble s'être retrouvé une passion pour le genre humain
(accessoirement, moi) et, si attachant soit-il, il n'en est pas moins "crapuleusement" collant (...) Mais bon, difficile de lui en vouloir; aussi, autant faire contre mauvaise fortune bon coeur
(...)
La marche du monde, donc, tout un programme qu'il ne me tarde pas spécialement d'enfourcher, tant il n'est pas grand chose de notablement différent pour l'heure; l'an dernier, même lucide, on
pouvait encore tenter de se raconter que mille choses allaient remuer avec l'arrivée de Barack. Aujourd'hui, las, l'heure est surtout à se demander où il en est lui-même à pouvoir analyser son
propre bilan relativement faiblement convainquant (...)
Dans un registre plus proche, une poussée irrépressible d'islamophobie (même sous couvert de féminisme qui peut avoir bon dos quand il s'agit de vouloir imposer un et un seul modèle); il paraît
plus simple en effet de s'attaquer aux symptomes visibles (voile, hijab ou autres) plutôt que de prendre la réflexion à bras-le-corps et de s'interroger de manière plus fondamentale sur les raisons
qui font qu'en Europe ("terre de liberté", s'il en est! A lire avec toute l'ironie requise, bien évidemment!) des femmes en nombre de plus en plus important (même si pas encore la majorité) font le
choix de se cacher à la face du monde ou, tout au moins, de se couvrir la tête.
Dans une veine encore un peu différente, le pétard de plus en plus mouillé (voire froid!) du réchauffement climatique et les climatologues qui paraissent enfin (res)sortir du bois pour faire aveu
d'impuissance scientifique, à ce stade, en matière de certitudes scientifiquement avérées (...) Voilà tout de même un point positif sur trois; bien qu'en la matière, on aurait pu souhaiter que les
voix de la raison soient plus fortes que les cris d'orfraies (...)
De ces personnes qui font mon quotidien, celles auxquelles je tente de faire prendre conscience -même un minimum- des nécessités à chercher de toutes les manières possibles à s'armer au mieux pour
affronter le monde qui nous entoure. Quelle meilleur arme que l'accès à la compréhension, même en partie, et au meilleur décodage possible de l'information? Pour cela, évidemment, la maîtrise du
langage local s'impose inévitablement. Sur ce plan, je dois bien admettre que certains jours, c'est à Darwin que je pense (...) Mais bon, impossible quand même de ne pas essayer (...)
De celles que je suis appelé à rencontrer, selon les circonstances, avec plus ou moins de bonheur ou de plaisir; car l'échange que nous pouvons avoir est de ceux qui "enrichissent", permettent de
découvrir. Parfois, simplement, l'espace d'une parenthèse, un soir, dans un café; au hasard d'une retrouvaille entre potes et à laquelle nous choisissons de greffer une demoiselle E. apparemment
esseulée que le groupe, manifestement, vient à tenter. Parfois encore, c'est à l'occasion d'un verre avec l'ami R., qu'une autre demoiselle (I.) arrive et qu'il m'est donné de découvrir. Des petits
instants de plaisir pur à rencontrer littéralement la vie; une foule d'envies, d'attentes, d'entreprises et d'élans; tout cela, dans des minois, ma foi, vraiment plus que charmants (...) Il n'y a
là aucun enjeu, aucune entreprise de quelque ordre qui soit; seule la rencontre de l'autre importe. Des perles (...) Au-delà (...) Mais faut-il qu'il y ait (...)
Enfin, les proches, de l'amie C. aux mille et une interrogations pour l'heure, voire aux craintes (avérées ou non) à l'ami R., aux projets "sudistes" communs, aux fêtes à organiser, aux partages
hebdomadaires ou quotidiens fonction des circonstances en passant par l'amie K., trop rare de ces temps-ci, mais que je retrouve toujours avec bonheur quand elle se produit sur scène à se donner
toute de sincérité, voire de doutes sitôt qu'elle a quitté la scène. Ces instants-là, ce sont des perles nacrées ou irisées qui m'habitent littéralement, que je porte et qui me portent.
Aussi, bon an mal an, des "affaires" du monde aux miennes, trouver son compte de perles reste une entreprise quotidienne et non moins importante (...)
Be seeing you!
Par jay2bsl
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Publié dans : Errance(s)
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