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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 17:32
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Fraîche du jour, Bruxelles sous la neige, donc (...)
From: own archives

Et l'on poursuit dans la veine "réchauffement climatique", "Copenhague" et autres atermoiements relatifs aux générations futures. Depuis quelques années, déjà, on nous rabâche les oreilles, de ce côté-ci de la Terre, avec un discours culpabilisant concernant NOTRE manière de vivre aujourd'hui qui met en danger l'avenir de l'espèce humaine.
Seulement voilà, le "consensus scientifique" du GIEC semble avoir fait long feu à Copenhague et les politiques se retrouveront plus tard, d'ici une année environ, avant que de décider d'avancer plus loin dans leurs négociations.
Qu'en est-il de ce fameux CONSENSUS SCIENTIFIQUE, d'ailleurs? Faut-il prêter attention aux voix qui s'élèvent et s'opposent au GIEC pour diverses raisons? Qu'en serait-il de ces données scientifiques qui existeraient et ne cadreraient pas avec la théorie-dogme du GIEC?
Certains, non des moindres, envisagent même un refroidissement à venir; il faut bien reconnaître que cet hiver-ci, on serait tenté de leur prêter l'oreille. Il est tellement rare, ces dernières années, de voir les rues de Bruxelles à ce point blanchies par la neige.
Quoiqu'il en soit, autant pour la culpabilisation; à l'international, le monde en développement s'en tape sauvagement.
Après tout, l'Occident a pu -des décennies durant!- soutenir son développement économique sans aucunement avoir à s'inquiéter des conséquences; le monde en développement et les pays émergents, se retrouvent aujourd'hui face au discours où on exige d'eux qu'ils tiennent compte de l'avenir de nos enfants (...)
Quels enfants, au fait?! Les leurs ou les nôtres?
Aux dernières nouvelles, si le monde en développement et les pays émergent ne développent pas un minimum leur industrialisation, il y a fort à parier que leurs enfants risquent fort de ne jamais avoir à souffrir des conséquences d'un développement exagéré; encore faudrait-il qu'ils puissent naître et survivre.
A bien regarder les diverses politiques d'accueil des personnes en provenance du monde en développement, on peut certainement comprendre combien la confiance ne risque pas de régner en maître dans les cénacles internationaux.
Si je ne me trompe, la France rapatrie assez régulièrement quelques afghans pour l'exemple sans réellement trop s'inquiéter de leur sécurité sitôt revenus en leur terre natale (pour ne reprendre que cet exemple-là, dans la mesure où la France n'est pas seule en Europe à ne pas vouloir de ces gens-là, d'où qu'ils viennent, d'ailleurs).

Si l'on s'intéresse un minimum à l'histoire, le passé nous enseigne particulièrement peu l'altruisme dans les relations internationales; il se fait que l'Occident aura largement dominé les deux ou trois derniers siècles et ne s'est en rien privé de se comporter partout en territoire conquis. Cela aurait-il été différent si une autre "civilisation" avait prédominé, rien n'est moins sûr. Tant que l'humanité n'atteindra pas une vision réellement long terme en matière de bien-être (bien naître?) commun, cela ne risque pas furieusement de s'arranger.

Actuellement et individuellement, on nous demande de "participer" (il paraît que c'est à nous de changer le monde, encore le discours culpabilisant!) en recyclant un maximum; de ce point de vue, en effet, tant qu'à faire, si l'on peut éviter tout à la fois de gaspiller et de se retrouver submergés par les déchets, cela ne peut qu'être positif, déjà.
Maintenant, pour ce qui est de l'utilisation de l'énergie et surtout sa fourniture, il est peut-être temps d'envisager très sérieusement de réelles solutions alternatives; de ce point de vue, cependant, ce n'est pas exactement au niveau individuel qu'il est possible d'agir.
La question à se poser serait sans doute de quelle manière pouvoir mettre en commun des ressources en terme de recherche en vue de réaliser de réels objectifs intéressants en matière d'énergie à trouver, à extraire et de manière vraiment durable. Une énergie enfin et réellement libre d'accès à tous (...) Genre, demain, on rasera gratis!
Une question pas forcément récente, bien au contraire; depuis que l'humanité a accepté de renoncer à ses libertés individuelles (contrainte et forcée, bien évidemment) en vue de remettre entre les mains de l'Etat l'exercice du pouvoir (petite référence à Thomas Hobbes, bien sûr), il serait sans doute urgentissime de garantir à tous l'accès à un toit et à l'énergie (qu'il s'agisse d'électricité, de gaz ou de nourriture!). A ce stade, dire que nous sommes loin du compte, c'est presque un doux euphémisme.

J'entends déjà mille sirènes hurlantes prêtes à gueuler combien proférer ce genre d'idée, c'est carrément du gauchisme extrême; sans doute (...) Encore une fois, chaque fois qu'il s'agit de penser long terme, les bonnes gens s'empressent de rester sourds au bons sens.
On veut le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière; voire les gâteries qui accompagnent. Mais sitôt qu'il s'agit d'aller au bout de cette logique, il ne reste plus grand  monde.
En effet, comment peut-on espérer disposer du bien-être et de la sécurité quand le reste du monde crève littéralement la misère.
Au nom d'un certain confort (considéré comme "mérité"!), combien n'estiment pas que les pauvres n'ont qu'à travailler pour mériter (...)
La question n'étant en rien (ce serait trop facile!) de savoir si cette possibilité existe vraiment.

Là aussi, j'entends les sirènes prêtent à se faire hurleuses; il ne suffit pourtant que de regarder ici, à Bruxelles, pour observer toute la "logique" de ces vues court terme.
On exige des efforts, la démonstration de la volonté réelle, de la part de ceux à qui l'on offre des cacahouètes (les salauds de chômeurs!) en vue de les voir trouver du travail. Le fait que ce travail disponible n'existe pas, n'existe plus ou n'existe pas encore n'entre aucunement dans cette étrange équation.
Non contents de cela, on ne s'inquiète pas vraiment non plus de savoir de quelle manière il est possible pour toute une partie de la population, qui ne dispose absolument pas de l'instruction nécessaire, de répondre à des critères de compétences; mieux, il paraît même plus utile de chercher à les culpabiliser, les rendre responsables de leurs propres difficultés.
Encore une fois, c'est faire terriblement peu de cas de l'histoire et des réalités sociologiques qui pourtant sont depuis bien longtemps étudiées.

Curieusement, nos politiques (pourtant au fait de ces études ou au moins en capacité d'y avoir largement accès) ne s'expriment jamais à ce niveau; pourquoi le feraient-ils, d'ailleurs? Quand les conversations du café de commerce ne s'élèvent absolument pas plus haut (...)
Cela demanderait du courage politique réel, ce genre de question, mais il semble autrement plus opérationnel de travailler dans l'ultra court terme (les querelles Bruxelles-Halles-Vilvorde, par exemple, ou un décret inscription alors que dans ce dernier cas, travailler sur une revalorisation générale de l'enseignement serait plus durablement opérationnel).

Quoiqu'il en soit, depuis quelques jours, Bruxelles vit à l'heure de l'hiver et on annonce même des températures de -12°c (...) Autant pour le réchauffement, donc (...)

Be seeing you!

Par jay2bsl - Publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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