Jeudi 23 juillet 2009
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16:55
L'environnement de travail, donc (...)
From: archives perso
L'espace d'un battement (d'aile, d'oeil, voire encore de coeur?), l'évocation en réminiscence de quelques reliquats abandonnés
par la brume d'un rêve; ce dernier, par excellence, manifestation de l'incontrôlé, de l'incontrôlable, ouvre des brèches dans mille choses que l'on peut croire, vouloir, enfouies sous des années
d'expérience(s) passées à apprendre divers contrôles de soi.
Et pourtant, là, au détour d'une nuit écourtée (sans doute un léger abus en matière de kawa, encore une fois), les mailles de cet étrange filet de souvenirs qui se resserrent et étreignent; un
étau.
Au sortir de ces moments, plonger à nouveau dans les limbes paraît hors de portée; d'ailleurs, par précaution, il semble plus rassurant de se lever -quitte à payer le tribut de la fatigue- car on
ne sait jamais, si l'on y replongeait trop tôt, de nouvelles manifestations anarchiques pourraient se faire jour et venir plomber encore plus ce ressenti particulier au réveil. L'heure de l'ours,
en quelque sorte; tout qui ramène aux grognements tus, histoire de conserver quelque apparence humaine ou pseudo.
Un moment que le tremblement dans l'extrémité des doigts n'avait plus agité mes mains en vue de coucher par ici, sur le velin électronique, quelques pensées ou élans divers et variés. Des excuses,
il en existerait tant et plus, très certainement; mais qu'importe.
Des colères, des ressentis de tous ordres, même des choses particulièrement positives, il en est myriade.
Tout écrire n'est pas, cependant, absolument nécessaire; quant à l'exercice d'écriture, seul, il est mille lieux où le pratiquer, même dans l'éther.
L'heure présente refléterait plus sûrement quelque chose d'une fatigue sourde et tenace, non de celles qui tendent à l'inertie mais plutôt qui font prendre pleinement conscience de leur réalité et
de l'absence de temps disponible que pour pouvoir tout faire.
Le quotidien comme une lutte continuelle à conserver les sens en éveil, les réactions affutées et -idéalement- réfléchies en vue de conserver un mordant suffisant. Les coups d'épée dans l'eau
permettent sans doute de soigner le geste, la portée se perd simplement dans l'immensité.
A mon baromètre (extrêmement local, donc!), ces derniers mois auront enregistré surtout la persistence bien vivace de la non-information dont nous sommes systématiquement gavés. D'une Senne à
l'autre (Seine), rien de bien neuf sous le soleil et nos édiles paraissent jouer à qui mieux-mieux de la langue de bois perpétuelle; flanqué de sa vocaliste de prédilection, l'empereur Sarko
entérine littéralement le "fait du prince" sans que cela paraisse outre-mesure déranger quiconque dans l'Hexagone (à quelques voix dissidentes près, bien évidemment, mais si rares!). Dans notre
Pentagone régional, si une donne relativement autre se donne bonne conscience à (se) raconter qu'elle a changé, les excuses liées à la crises permettent d'orès et déjà de préparer le terrain pour
une non-révolution des mentalités en terme de REELLE bonne gouvernance, au-delà des diverses déclarations d'intentions (ces dernières, par définition, n'ayant pas le moindre impact budgétaire, il
n'y a aucun risque de rencontrer péril en la demeure).
Au-delà de nos européennes agitations, les regards tournés vers le grand frère américain commencent à s'assécher; la révolution obamesque semble pour l'heure un pétard plutôt humide dont la mèche
tendrait fort à retarder quelque réelle explosion spirituelle. L'heure n'est pas vraiment d'en vouloir au personnage, il pourrait bien être sincère mais il n'est QUE président des Etats-Unis, après
tout.
Le mot d'ordre actuel est surtout très axé ECOLOGIE, encore une jolie chose merveilleusement instrumentalisée tant au niveau médiatique que soporiphique; là encore, une succession de déclarations
d'intentions, des chantres du combat qui montent au créneau quitte à en faire un film pour rappeler combien nous sommes absolument tou(te)s responsables. Exprimer cela ou rien n'en est pas moins
une déclaration d'intentions, en fait.
Prendre de vraies mesures, à ce niveau ou à d'autres, demanderait un courage politique bien au-delà de toutes les capacités de nos édiles (après tout, la première chose qui les intéresse réellement
dans leur grand ensemble est surtout la garantie d'une réélection, tout au moins celle de conserver suffisamment d'avantages divers et variés).
Comme déjà exprimé auparavant, d'autres avant moi l'ont même chanté (bien mieux que je ne saurais le dire); la Bastille fut prise et cela ne s'est pas arrangé, du moins, le petit peuple continue de
payer le prix fort pour conserver toutes les prérogatives des quelques ceux qui assurent s'inquiéter des "réalités" et au nom desquelles ils revendiquent des privilèges largement disproportionnés
en regard des miettes de moins en moins distribuées au plus grand nombre (...)
Quoiqu'il en soit, point de défaitisme dans tout cela; un simple constat constant qui justifie la fatigue. Une nuit, là-dessus (voire un peu plus) et l'on remet le train en marche; celui du
quotidien, celui de la constance dans la saine colère constructive (du moins, je l'espère!)
Be seeing you (...)
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