Vendredi 21 décembre 2007
Ishtar, donc
From: nobody en particulier
A l'esprit, juste là, la question liée à la période -pas spécialement particulière puisque récurrente- des fameuses fêtes de fin d'année.
Là, on vient de se prendre un ou deux jours plus tôt la "fête du mouton" de la communauté musulmane; encore qu'en matière de fête, du point de vue du mouton, on lui a certainement fait la
fête, quant à savoir s'il en a profité, c'est sûrement autre chose. Cela dit, le "massacre animalier" n'est pas franchement terminé, entre les dindes et les marrons, les volailles ou
tout autre gibier de poil, plume, écaille ou nacre, il y a de l'abattage dans l'air.
Mais bon, l'idée n'est certainement en rien d'avoir la moindre pensée émue pour l'objet du "sacrifice"; sur ce plan là, il me faut reconnaître qu'en bon barbare sous une couche plus ou moins
épaisse de vernis, la seule émotion qui m'agiterait effectivement est celle en rapport avec la réactivité de mes papilles gustatives qui, déjà, me feraient outrageusement saliver si je n'y
prenais garde. Encore une fois, malgré le caractère barbare que je revendique, le caparaçon vernissé qui recouvre le vrai-moi m'empêche de laisser les babines trop se retrousser,
avides.
Il faut bien reconnaître qu'en matière religieuse, l'âme de mécréant qui n'aura eu de cesse de m'agiter le bocal trouve une ferveur parfaitement inexistante à envisager de commémorer la naissance
de l'autre zouave qui serait né voici plus de deux mille ans et dont on n'a toujours pas historiquement prouvé l'existence alors. Cependant, la toujours identique âme de mécréant (enfin, je dis âme
mais peut-être sur ce point m'avançai-je...) trouve certainement un intérêt plus fort à se laisser bercer le bocal aux délicates évocations du solstice d'hiver. Peut-être quelque atavisme sauvage
qui remue les fibres quant il y a lieu d'envisager la symbolique de la lumière qui revient prendre le pas sur les ténèbres.
Après tout, ma naissance aura eu lieu dans les derniers instants d'un hiver qui se perd à présent dans les limbes et, si l'on n'en était plus vraiment à brûler le bonhomme hiver -du moins à
Bruxelles-, il n'est pas improbable qu'il soit resté dans quelque strate de l'être comme une passion immodérée pour la lumière naturelle et les mille feux dont elle nous baigne parfois.
Marrant, avant que de synthétiser l'une des images les plus pures de l'Islam, la Ka'aba, La Mecque en son temps abrita une kyrielle de cultes aussi variés que ceux d'Ishtar, Inana voire bien
d'autres (ok, j'admets que je n'ai choisi d'en retenir que les cultes féminins, j'accepte pleinement mon absence d'objectivité sur ce point!); actuellement, Bruxelles et bien d'autres métropoles
abritent aussi en leurs murs une kyrielle de cultes variés. Il est vrai que la variété d'aujourd'hui s'est réduite à portion fort congrue par rapport à l'époque mais le parallèle m'amuse (après
tout, pour l'avoir déjà exprimé quelques fois, "je fais ce que je veux ici", et toc!).
La chance aussi, aujourd'hui, d'avoir pu -au cours d'un après-midi consacré à commémorer la fin d'une session- partager des préparations issues directement de plusieurs cultures différentes. Non
seulement, ce fut diablement bon, mais, de surcroît, qu'est-ce que toutes ces variétés peuvent trouver à délicieusement se mêler... Hmmm...
Bref, ceci relevait donc tout à la fois du billet d'humeur, des fêtes et de la cuisine, voire pire encore...
Be seeing you!
Par jay2bsl
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Publié dans : Cuisine et fête(s)
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