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En boucle

Dimanche 29 mars 2009
Notre société est merveilleuse et nos (ir)responsables politiques sont de grands humanistes (...)
From: nobody




Pas forcément du meilleur tonneau, mais toujours dans une même veine, faut-il le dire, passablement libertaire. J'imagine que l'on ne se refait pas.

La vieille expression qui voudrait que "l'histoire ne repasse pas les plats" (Louis Ferdinand Céline) tend à nous faire croire systématiquement combien les leçons de l'histoire se retiennent et permettent très largement la prise de conscience au niveau tout à la fois politique et sociétal.

Si, de façon apparente, cela pourrait donner cette impression tant qu'il s'agit de la fameuse "histoire bataille", il en va tout autrement sitôt que l'on s'intéresse aux structures plus profondes de l'histoire.
En effet, qui donc fait l'histoire?
S'agit-il de celles et ceux qui, resté(e)s célèbres pour mille et une raisons, permettent de fixer dans la mémoire collective de grands mouvements historiques, des révolutions, voire des prises de conscience?
S'agit-il de toutes celles et ceux qui, au contraire, cantonné(e)s dans les "poubelles de l'histoire", ne cessent de traverser le temps, les courants historiques, voire les fameuses "révolutions" dont il a été question plus haut et au nom desquel(le)s a posteriori manipulateurs et manipulatrices de tout poil et plume assurent que l'on s'est battu bec et ongles?

A bien y regarder, les révolutions, dont on nous rabache les oreilles depuis belle lurette, ont-elles changé quoique ce soit dans la vie des populations elles-mêmes?
Qu'en est-il, après la Révolution américaine de 1776, des "petits", des Indiens et des esclaves; quand donc leur situation aura-t-elle changé?
De ce seul exemple, il n'est que de voir ce que l'on qualifie parfois de réveil des "guerres indiennes" aux Etats-Unis d'Amérique dans les années '70 du vingtième siècle (il y a à peine quarante ans!) pour percevoir que de ce point de vue seul, les générations sacrifiées n'ont pas fini de l'être. Quant aux droits civiques pour les anciens esclaves, il faudra attendre la toute fin des années '60 (du même vingtième siècle) pour que les choses commencent enfin à bouger mais, entre-temps aussi, que de générations sacrifiées qui continuent de l'être indépendamment du fait que Barack Obama est devenu aujourd'hui le premier noir Président des Etats-Unis d'Amérique.
En l'espèce, mille bonnes intentions ne peuvent en aucun cas constituer un acquis et il ne faut jamais perdre de vue que "l'arbre cache la forêt".
La Révolution française, de son côté, malgré une merveilleuse Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, a manifestement "sensiblement" omis de mentionner la question des Femmes. Olympe de Gouges, en son temps, en aura largement fait les frais, elle qui se battait pour la reconnaissance pleine et entière de la citoyenneté des Femmes et des Noirs (pour simple rappel, c'est en 1793 que le droit fil de la guillotine met fin à la propagation de ses idées "séditieuses et anti-révolutionnaires").

Par ces deux seuls exemples, il serait relativement simple aujourd'hui de rétorquer que c'était un autre temps, une autre époque; on dira encore qu'aujourd'hui le monde a changé bien plus profondément et que les consciences d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'alors.

Il n'y a pas si longtemps de nous, il fut possible de perpétrer la Shoah; le reste du monde allié, plutôt que de se hâter d'en arrêter l'horreur, a préférer agir étape par étape au nom d'intérêts sur le plus long terme et en totale absence de coordination avec la résistance allemande qui, si faible qu'elle ait pu être dans un environnement particulièrement totalitaire (et donc, oserais-je le dire, sensiblement hostile!), a malgré tout eu le mérite d'exister.
Depuis, un génocide n'étant sans doute pas suffisant, le Cambodge de Pol Pot a pu exister et siéger bien trop longtemps à l'ONU avant que -grâce aux ennemis d'hier (les communistes vietnamiens, comme quoi, l'histoire n'en est pas à un paradoxe!)- la population cambodgienne ne soit enfin libérée de l'horreur totalitaire poussée à un paroxysme rarement (voire jamais) atteint.
Evoquer le génocide rwandais paraîtrait sans doute, en l'espèce, presque une récupération "facile" à laquelle on répondra évidemment que le contexte africain n'est pas comparable, pour d'obscures raisons (ah bon, ils seraient moins humains?!).

Non contents des ces "détails de l'histoire" (décidément, le père Le Pen reste un fieffé salopard dans l'usage outrageusement pernicieux qu'il peut avoir de la langue!); le monde entier se trouve face à des mouvements de populations -même pas spécialement alarmants en termes de chiffres à en croire les statistiques européennes auxquelles nos (trop) chers dirigeants évitent de faire référence dans le détail!- qui sont essentiellement dûs à des causes économiques et politiques largement orchestrées par une part infime du monde occidental (référence ici à la concentration tant des richesses que du pouvoir entre les mains d'un très -très!- petit nombre!). En conséquence de quoi, on se retrouve avec une kyrielle de réfugiés politiques et économiques (victimes directes ou indirectes des malversations du fait de celles et ceux qui s'occupent du "bien commun" en NOTRE nom!) et dont on doit absolument se débarasser car "on ne peut accueillir toute la misère du monde" (merci -trop!- chère Carla B. qui cite Michel Rocard en omettant -c'est un détail!- la suite qui dit ", mais nous devons en prendre notre part."; ce qui mérite tout de même la nuance!).

Enfin, s'il ne s'agissait que de cela, nous sommes confronté(e)s aujourd'hui à une crise financière majeure (aux dernières nouvelles, les "petits" n'ont pas franchement vécu dans l'opulence jusqu'à présent mais comme il semblerait que la situation tende à toucher celles et ceux qui se rassemblent dans l'étroitesse supérieure d'une pyramide sociale, alors nos politiques s'inquiètent VRAIMENT!); dès lors, le regard que l'on porte sur les "petits", entendre par là les chômeurs et chômeuses, ces fainéant(e)s qui "profitent" du système, tous les assistés sociaux de tout poil et plume (c'est assez curieux de voir comme les termes utilisés pour nos actuels "profiteurs" du système sont fort semblables aux termes que l'on utilisait voici quelques siècles pour désigner les pauvres, les esclaves, les serfs, les indigents en général!). Il n'est pas moins curieux de constater combien nos édiles qui sont (vachement!) rémunérés à concurrence de leurs (ir)responsabilités multiples et nombreuses considèrent leur situation comme rien moins que normale (un discours finalement qui n'est rigoureusement pas différent de celui de la noblesse d'alors ou de la haute bourgeoisie du moment; seule nuance aujourd'hui, ils font juste semblant de s'en inquiéter!).
A l'époque, il n'était en rien question d'envisager la moindre ascension sociale (sauf cas particulièrement exceptionnels!), un système de caste bien délimité y mettait bon ordre (au pire, on faisait donner la troupe qui ne devait pas hésiter à tailler dans le vif, généralement au propre, l'expression!); aujourd'hui, nous vivons dans un monde de bisounours démocratiques (à condition d'omettre systématiquement notre système local belgien de particratie héréditaire!) où la seule action réelle de nos politic(h)ien(ne)s consiste à lâcher suffisamment de lest à moments (ir)réguliers pour éviter les débordements de la "populace".

En fait, rien n'a changé; nous vivons toujours dans la féodalité. Le système a simplement changé de nom, les apparences de démocratie dont les rouages que l'on huile allégrement tentent de donner le change mais il n'est en rien question de chercher à rendre l'ensemble plus équitable fondamentalement.

Il n'est que de voir la situation bruxelloise et sa réalité économique en terme de chômage où depuis 2004 on chercher à envisager une politique de (ré)activation du chômeur (femelle ou mâle). Les statistiques dont on se gargarise au niveau du discours officiel chantent les louanges de l'action entreprise; en attestent les chiffres qui ont baissé.
La réalité est pourtant sensiblement différente: certaines franges de la population ont été délibérément écartées des statistiques (les trop vieux, déjà!), grand nombre sont passés du chômage à l'aide sociale minimale (le CPAS) et certains ont carrément perdu leurs droits.
Néanmoins, l'idée est à la responsabilisation individuelle (surtout, on ne fait RIEN au niveau structurel ou sur le long terme!) et à la culpabilisation systématique de ces "salauds de profiteurs" que sont ces assisté(e)s sociaux.
Mais puisqu'il est question de chiffres, parlons-en, même un peu.

A ne tenir compte "que de" 100.000 chômeurs (femelles et mâles) sur Bruxelles, il faut bien se rendre compte que les places (potentiellement!) disponibles ne dépassent pas les 20.000 (...) On fait quoi du différentiel de 80.000?!
Les conséquences sont les services sociaux totallement engorgés (sans réelle augmentation de leurs moyens financiers!), les centres de formation (déjà trop peu nombreux sur la zone de Bruxelles ET sous-financés!) qui voient leurs listes d'attente s'allonger sans aucunement pouvoir répondre mieux ou plus à la demande; enfin, une précarisation de plus en plus importante dans laquelle on plonge femmes et hommes (parents ou non), des menaces en terme de retenues sur salaire, des situations inextricables où l'accès à une formation ne se peut qu'à condition de mettre l'enfant ou les enfants en crèche mais comme les places en crèche -dans ce cas de figure- ne sont disponibles que si l'on a été déjà retenu(e) dans un centre de formation, il est impossible de boucler la boucle et c'est un cercle vicieux infernal.

Dans ce seul cas de figure, en quoi nos politic(h)ien(ne)s cherchent-ils réellement à changer les choses?
Le seul intérêt reste un intérêt court terme (électoral) où la précarisation systématique d'une quantité importante de la population permet de mieux la manipuler en distillant l'aide de façon particulièrement savante et calculée (il n'y a pas de petits profits, seulement de grandes causes!).
De ce point de vue, gauche et droite marchent main dans la main.

A quand l'allocation universelle qui permettrait à tout un chacun d'accéder aux minimum vital pour faire face aux frais immédiats et cesser d'entretenir une clique de parasites -nos toujours aussi chers, même trop, politic(h)ien(ne)s!- qui pour survivre n'hésitent jamais à marcher sur celles et ceux qui sont sous eux?
Non seulement, cela libérerait du temps de travail pour un plus grand nombre, cela laisserait suffisamment de plages horaire disponibles en vue d'améliorer la formation, cela laisserait de l'espace temps disponible pour l'imagination et le développement des idées, mais ARRETONS DE REVER!!!
Cela voudrait dire que bien plus de personnes auraient le temps de prendre le temps de réfléchir!
Or, justement, il ne faut surtout pas que l'on puisse réfléchirr, du moins pas tout le monde, et surtout pas la populace.
Elle pourrait trop bien comprendre, un moment donné, combien on l'utilise de façon éhontée et sans le moindre scrupule à coup de paternalisme à outrance et de clientélisme bien huilé.

Bref, encore un coup de gueule, celui du dimanche matin, cette fois!

Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Samedi 28 mars 2009

"Liberté, égalité, choucroute", qu'y disait, Jean Yanne
Pas tout à fait faux, sans doute (...)

From: pas trouvé mais au cas où, je référence, bien sûr!


Une curieuse directive des Institutions européennes (relayée ou initiée aux Nations Unies), semble-t-il, tendrait à vouloir gommer toute question de "genre sexuel" aussi bien dans les textes que dans les débats officiels. Voilà qui ne manque pas de "créativité" (...)

Sous couvert de vouloir protéger la Femme (l'origine de la réflexion serait issue du mouvement féministe), on tendrait à vouloir ne plus considérer l'individu/la personne indépendamment de ses attributs sexuels.
L'Eglise s'empresse apparemment d'y voir une "cinquième colonne" utilisée par la communauté homosexuelle et qui tendrait à lui ouvrir grand la porte au mariage et à l'homoparentalité; et, par là-même, s'empresse de jeter l'anathème sur la question au nom des sacro-saintes valeurs de la famille.
Par ailleurs, la logique de l'idée voudrait qu'à gommer toute locution sexuée, on parvienne à "révolutionner" la société et gommer ainsi toute une série de problèmes inhérents aux relations entre les sexes depuis des millénaires.

Diable, et de se rappeler que d'un point de vue ou de l'autre "l'Enfer est pavé de bonnes intentions" (à la seule condition, bien évidemment, que les bonnes intentions dont il est question aient jamais réellement existé).

La forte impression, face à ce genre de débat, que l'on est plongé au milieu d'une véritable "conjuration des imbéciles".

Qu'il s'agisse des stéréotypes que véhiculait joyeusement le vingtième siècle à travers ses traditions issues de l'ère victorienne (entre autres choses), de son cinéma, de sa publicité ou de divers mouvements qui demandaient une émancipation à divers niveaux; il me semble bien, au quotidien, que les seules choses qui aient fondamentalement changé, c'est le langage "politiquement correct" à devoir absolument utiliser.
Cette idée de vouloir gommer le "genre" dans les échanges écrits ou verbaux, n'est jamais que la quintessence de cette hypocrisie sociétale.

En effet, l'Occident, de façon générale, oublie sensiblement trop souvent combien les racines mêmes de sa civilisation puisent largement dans nombre de réflexes (in)conscients judéo-chrétiens et, partant, à la source de la culpabilité intrinsèque de l'individu ou de la société.

Officiellement, nous sommes tenus -dans nos sociétés modernes, contemporaines et donc, civilisées- d'avoir un langage qui respecte l'individu/la personne au-delà de toute question de sexe, de religion, de couleur de peau, de culture ou que sais-je encore.
Un éboueur s'appelle dorénavant "technicien de surface"; c'est plus valorisant.
Un aveugle ne l'est plus, il n'est que "non-voyant" ou "mal-voyant".
Un noir ne l'est plus non plus, c'est "une personne de couleur" (cela dit sur ce point, nous sommes finalement tou(te)s des personnes de couleur; à moins de considérer que le noir serait une couleur et par les autres tonalités ou nuances de peau!).
A présent, on cherche à nous vendre l'idée qu'il n'y a plus dans le langage ni femme ni homme; nous sommes tou(te)s neutres.
Il va sérieusement falloir s'attaquer de fond en comble à la langue française qui en terme de grammaire est très largement sexiste, mais soit.

Un peu comme si, à simplement changer les étiquettes, l'humanité se trouvera touchée par la Grâce (d'où qu'elle puisse venir, d'ailleurs) et qu'ainsi la seule différence cesserait d'être discrimination potentielle.
Notre monde transformé par les bons soins de penseurs brillants et géniaux, grâce auxquels nous nous muerions tou(te)s en bisounours a-zizi ou bisounours à zizi (ben oui, bande de petits comiques, si vous n'avez pas révisé votre Bon Usage illustré par l'exemple, vous passez totalement à côté de la nuance "a-" et "à"; mais bon, je vous laisse méditer là-dessus!). Mieux, dans ce nouveau monde de bisounours qui s'ouvre à nous, il y aura les nuances de tonalité et nous serons tou(te)s égaux (à condition de se rappeler que certains seront bien évidemment toujours plus égaux que d'autres mais ça, bien sûr, ce n'est pas politiquement correct de le rappeler!).

Aussi, si l'on accepte de se rendre compte que l'idée tendrait plutôt à faire eau de toute part; il serait peut-être intéressant d'aller voir le fond du problème au lieu de simplement chercher à mettre un emplâtre sur une jambe de bois.
Que l'humain n'est pas forcément fondamentalement bon (n'en déplaise à ce couillon de Rousseau!), c'est un fait.
Que des erreurs -même largement monstrueuses!- aient été faites, là encore, ce n'est pas un scoop.
Qu'actuellement le monde tel qu'il évolue donnerait plutôt à penser que l'humanité cherche à réfléchir et, si faire se peut, réfléchir autrement plus en commun qu'elle ne l'aura jamais fait auparavant (le Net en est un exemple très récent, déjà), c'est encore une réalité qui méritera non seulement d'être exercée mieux encore mais on peut considérer que l'on en est aux balbutiements (oui, j'aurais assez tendance à être un fieffé optimiste!).

Donc, partant de ce constat, si l'on peut simplement jeter un regard sur l'histoire en mettant de côté la systématique de la fameuse "histoire bataille" pour s'intéresser à celle de l'humanité dans son grand ensemble; nous sommes aujourd'hui dans une conception générale d'une humanité à l'image de celle qu'une Charte universelle tend à vouloir nous faire connaître.

L'humanité, à travers la Charte universelle de l'ONU, assure avoir un véritable projet de société.
L'Europe semble vouloir intégrer -officiellement- l'idée de ce projet de société hors toute discrimination.
Pourtant, on en est encore -plutôt que d'y travailler ouvertement- à vouloir faire comme si la nuance n'existait pas.
On préfère nier la différence plutôt que de simplement l'assumer, l'intégrer et en faire une véritable force.
Se faisant, on reste pleinement dans l'inaction.
Qu'il s'agisse des rapports Nord-Sud, des relations Femme-Homme, des questions religieuses, culturelles ou autres; peu importe, c'est la stase.

Mais la stase appelle souvent le chaos (...)

On se retrouve face à une société qui a peur de froisser l'autre; quand un Pape ose proférer des énormités, plutôt que de dire clairement qu'il raconte des conneries monumentales et criminelles, on se couvre en exprimant timidement qu'il a sans doute manqué de diplomatie.
Quand on se retrouve face à un personnage caricatural qui utilise sa Plus Haute Fonction au sommet de l'Etat français pour obtenir un train de vie de "parvenu" à coup de non-événements intempestifs et de bling-bling outrancier, on continue à chercher à analyser sa politique plutôt que de le ranger dans la catégorie des "barons voleurs" et des prévaricateurs.
Quand sous couvert de discours politiquement correct on refuse même de voir combien notre bel Occident contemporain est empreint de sexisme qui n'ose s'affirmer et contre lequel on légifère à tour de bras sans oser mettre en oeuvre réellement une politique active, on ne fait que se gargariser de mots et ce ne sont pas les "dénis de genre" qui y changeront grand chose.

Bref, quand le plus grand nombre se décidera à cesser de se comporter selon le "mythe des trois singes"; là, peut-être, sera-t-il possible de voir évoluer réellement et fondamentaleement certaines choses.

Cela dit, rendons à César ce qui lui appartient: Aux dernières nouvelles, l'ensemble des nations du monde sont supposées adhérer à la Charte universelle en vue de faire partie de l'ONU. Sur ce plan-là, au moins, l'égalité est pleinement acquise en matière d'hypocrisie; au-delà de toute distinction de sexe, de religion, de culture ou de couleur de peau,...

Il reste bien du travail à faire et plutôt que de s'échiner à dilapider les moyens financiers à pondre des directives ineptes, il serait sans doute urgent de VRAIMENT s'occuper de ce qui doit l'être.

Be seeing you!



Par jay2bsl - Publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Samedi 21 mars 2009
Vu comme ça, cela peut encore paraître sympathique (...)
From: nobody, especially (...)

Un "retour aux affaires" qui ta
rde à se faire, manifestement; un peu à l'image de ce qui nous entoure au quotidien, voire dans les quotidiens.
Il est vrai qu'en matière d'information effective, hormis l'arrivée de B.O. -presque la chronique d'une élection annoncée; du moins, a posteriori!-, il n'aura pas été bien grand chose à se mettre sous la dent.

Ces quelques dernières semaines, pourtant, différentes choses qui transparaissent en filigrane; sans avoir trop l'air d'y toucher mais qui laissent néanmoins quelqu'amertume en travers de la gorge.
Tout à trac, déjà, le Pape qui se permet -une fois de plus!- des déclarations aux relents pour le moins méphitiques et n'hésite aucunement à tenir des propos aux conséquences purement et simplement criminelles.
De deux choses l'une, soit il faut être d'une crétinerie particulièrement exacerbée pour accéder aux fonctions suprèmes de la hiérarchie catholique (après tout, l'hypothèse, peut-être, mérite-t-elle d'être explorée); soit, il n'est pas possible de ne pas mesurer le pouvoir spirituel important que peut avoir un pape -a fortiori en Afrique, pour le moment encore!- et dans ces conditions, on est bien forcé de reconnaître qu'à nier purement et simplement la nature humaine, ce Ratzinger fait le choix délibéré de mettre en danger de mort certaine une population entière potentiellement otage de son attachement et de son respect de valeurs déclarées éthiques.
Cela dit, éthique et Eglise font -historiquement- très bon ménage, c'est bien connu: l'Inquisition, son tribunal, sa Question et ses exécutions massives, d'une part, ainsi que Pie XII qui se prit à bénir l'Axe Rome-Berlin (voire Tokyo, par capillarité!) durant la Seconde Guerre mondiale.
Non content de lever l'excommunication d'un personnage, Williamson, dont l'abjection des propos donne l'impression qu'une bénédiction divine existerait sur ce que certaine rhétorique peut avoir de plus ignoble.

Moins loin, et pour cause, dans notre belgienne contrée, nous nous retrouvons encore et toujours dans les méandres politico-financiers, entre autres symbolisés par l'affaire Fortis et la question de savoir si en matière de séparation des pouvoirs, les sacro-saints principes démocratiques ont été bafoués.
Sur ce point, au vu des conclusions qui paraissent sortir du dernier rapport d'enquête, on se retrouverait avec un Jo Vandeurzen dans le rôle du parfait lampiste. Nos chers Leterne (comment ça, il y a un "m"?!) et Didjé se seraient largement permis d'utiliser à l'insu de Vandeurzen son équipe ministérielle afin de tenter d'influer sur des décisions de justice.
Là, bien évidemment, on est en plein "Ubu"; non contents, déjà, de nous faire vivre dans un décor démocratique (aux dernières nouvelles, une particratie ne répond pas pleinement à l'idée entièrement démocratique!), nos chers politic(h)ien(ne)s se permettent à présent d'oeuvrer presque au grand jour à ne plus respecter les fondements même de l'Etat de droit qu'est la séparation indispensable des pouvoirs.
Mieux, alors qu'il y a pratiquement reconnaissance implicite de cette immixion patente du politique dans le judiciaire, le gouvernement, comme un seul homme, décide d'être solidaire de l'ami Didjé.
Une manière comme une autre, tous partis confondus, d'enfin déclarer ouvertement (ou à peine couverts) combien ils sont une bande de Pieds-Nickelés pour lesquels les règles du commun ne s'appliquent pas.

Encore une fois, une phrase comme une vieille antienne qui revient à l'esprit "La politique, c'est comme les andouillettes; ça doit sentir la merde, mais pas trop" (...)

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Par jay2bsl - Publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Jeudi 5 mars 2009
Mini partie des oeuvre de la camarade K.
From: Karine Marenne


Les dernières nouvelles du monde ont sensiblement laissé place à mille et une autres activités bien éloignées de toute sphère virtuelle; qui s'en plaindra? (Cette question n'est que de pure forme dans la mesure où, de réponse à cela, je n'en attends point, en fait)

Quoiqu'il en soit, ce soir, déjà, quelques activités ludiques et récréatives dans le centre-ville en vue de prendre part au vernissage de l'expo de la camarade K.; l'occasion d'y retrouver une bande de joyeux lurons (la partie féminine y étant présente, comme il se doit) et de partager simplement ces instants.

Mini billet, donc, en l'espèce; une manière toute de discrétion  (peut-être) en vue de replonger petit à petit dans mon attachement au clavier de la machine. Après tout, sur ce plan-là, les vacances n'auront que trop duré (fusse de mon seul point de vue!).

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Par jay2bsl - Publié dans : Cuisine et fête(s)
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Dimanche 4 janvier 2009
Through the Looking-Glass, donc (...)
From: there (it seems!)



A peine entamée de quelques courtes heures (oui,là, il est vrai que l'on peut déjà dire quelques jours), et juste à l'esprit cette curieuse idée relative aux jalons un peu artificiels que l'on choisit de poser afin de marquer la course du temps.
Après tout, à l'échelon cosmique, un changement de numéro en terme d'année n'a strictement pas la plus petite incidence; tout au plus, la position des corps célestes influence-t-elle les conditions générales de notre micro localisation terrestre sur la grande horlogerie cosmique.
Pourtant, on a beau savoir ces choses de façon générale, rien ne nous permet pleinement d'échapper complètement à ces jalons, à cet étalonnage, qui vont marquer le temps, les époques, de nos vies individuelles.
On y revient toujours, humain, trop humain (...) Mais humain!

Un changement non négligeable, cependant, sur lequel revenir est cette transition imperceptible immédiatement mais qui n'aura eu de cesse de fasciner notre espèce, semble-t-il, depuis la nuit des temps: le solstice.
Renouvellement immuable de cette source d'énergie lumineuse qui, un peu à l'instar d'une plongée, touche le fond de l'obscurité pour commencer à remonter.
Faut-il donc que notre psychologie humaine soit à ce point complexe pour que, même inconsciemment, nous nous laissions avoir par ce genre de mécanismes; apparemment (...)

Et là, voici quelques heures, une nouvelle évocation d'Alice, de l'autre côté du miroir et le passage -pas trop fugace, cette fois!- du lapin blanc (ou de la hase, en fait!).

Tant que la capacité à l'émerveillement reste intacte, l'humain se révèle, présent et vivant (...)

Transition, transition (...)

Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Errance(s)
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Jeudi 1 janvier 2009
Allez hop, goodbye 2K8 & welcome 2K9!
From: nobody (apparemment!)


A l'heure qu'il est, on en viendrait presque à compter/conter ses abattis -quasi par le menu-, tant les nombreuses heures qui auront précédé n'auront aucunement manqué d'être créatives de toutes les manières.
Une fois encore, le "monastère désacralisé" comme lieu d'une kyrielle d'activités qui auront exigé une énergie forcenée afin de s'assurer que les choses roulent; si pierre qui roule n'amasse pas mousse, pour le coup, on se prépare à l'immortalité!

Cette fois, 2K8 est bel et bien enterrée, engloutie sous un couscous géant ordonnancé par les bons soins de la camarade K. et barbecutée par ceux de l'ami R. et des miens. Un BBQ installé à l'extérieur des cuisines du monastère, alors qu'il gèle; décidément, faut être totalement cinglé pour accepter un truc pareil!
Seulement voilà, dans ce genre de fantaisies pensées par la camarade K., on discute dans un premier temps, on négocie en réfléchissant et puis on se retrouve littéralement en position méta à s'observer en t-shirt -fin prêt pour la festivité!- à faire cuire la bidoche environné des fumées de la cuisson, le dos carrément glacé et les testicules joyeusement cuites à l'étouffée. Non, décidément, le BBQ en plein hiver quand ça caille des billes; j'aurais du renifler qu'y avait un bémol à apporter!

Heureusement, au bout d'un moment, les braises finissent par faiblir (et carrément avant moi, curieux!) et on se termine la viande à la poêle (différent mais pas mal non plus!).
A partir de là, ne reste plus qu'à réinvestir la salle des fêtes à l'étage où l'aréopage nous attend; dans un premier temps en vue de se phagocyter le couscous et dans un second temps afin de repousser les tables après avoir tout bien débarrassé et s'attaquer plus pleinement au délire dansant et au flot des boissons!

L'orchestration gérée par Sir P.Y. -qui nous aura amené une camarade I. fraîchement débarquée de Québec, voire de plein d'autres endroits et franchement rigolote!-, les potes habituels dont notre rabbin des bois (W., himself!), une meute ibère menée sous la houlette de la camarade A., j'en passe, évidemment, et des meilleur(e)s!

En parallèle, une meute de scouts flamands qui se la sont jouée "Happy New Year" dans un subtil mélange de repas stylé au possible à se mettre les petits plats dans les grands (curieuse ambiance dans la cuisine collective où l'on passait d'une langue à l'autre à se faire des politesses tandis qu'au milieu de cet environnement nordiste la camarade K. oeuvrait à son couscous sans se démonter aucunement et sans omettre d'y rajouter les choux de Bruxelles sans lesquels ce ne serait pas SON couscous!); plus tard, quelques transfuges du nord auront tenté une percée vers nous dans un état d'esprit tout à la fois bon enfant, éméché (voire plus si affinité) et même, à certains moments, complètement allumés au point qu'il est quelque demoiselle qu'il aura fallu récupérer à temps afin d'éviter toute surprise par trop désagréable (...)

Il va sans dire que se savoir loger sur place permet quelques excès sans grande conséquence -heureusement, cela dit, que c'est relativement tôt que nous aurons eu à récupérer en urgence la demoiselle C. (justement!) en bordure d'autoroute!- où le passage du vin qui aura déjà coulé à flot m'aura permis de translater vers des flacons de rhum arômatisé de cannelle qui, là aussi, n'aura pas manqué de couler à flot!
Tout cela, sur fond de musiques et de danses endiablées (quoique Maître P.Y. nous l'aura quand fait un moment genre DJ P.Y. limite autiste/puriste mais soit, vu qu'il est bon comme le bon pain, il aura cédé à nos demandes sensiblement plus "barakis"/populaires!), à tourner et virevolter ornementés des reliquats rouge bordeaux de la nappe en papier transformés pour l'occasion en noeuds de cravate ou en turban.

Tout bien réfléchi, une fort bonne manière que d'enterrer la précédente et d'accueillir 2K9 en grande pompe!

L'heure, à présent, d'ouvrir le grand livre pour entamer la suite!

Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Cuisine et fête(s)
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Mardi 30 décembre 2008

Et voilà, c'est party!

From: La camarade K.



"L'année sur le fil du rasoir de l'An n(o)euf deux mille n(o)euf tout prêt à la bascule aux portes du solstice, une ovation à la lumière. Belle éclosion 2K9! ;-)"

Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Cuisine et fête(s)
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Samedi 27 décembre 2008
Le bonheur! (ça y contribue!) ;->
From: nobody (...)



Que d'agitation les heures dernières à oeuvrer en diverses pièces de la bâtisse, qui à jouer du couteau ou du fourneau en cuisine, qui à la plonge; voire encore à s'offrir l'une ou l'autre pauses, attablés autour de repas tous soignés d'ail et d'oignon.
Pour sûr, nous aurons pué de la gueule mais, Diable, que c'était bon!

Par ailleurs, la boisson aura elle-même pu couler allégrement en nos gosiers fins prêts à accueillir ces nuances endiablées de vin ou de rhum (agrémenté de cannelle, comme il se doit!).
Nous aurons poussé le vice jusqu'à concocter du vin chaud (adjonction de rhum, de cannelle, de clous de girofle et de graines de cardamome!) qui aura fort largement rencontré les faveurs d'une certaine demoiselle qui entretient à ce breuvage quelque rapport complexe (va vraiment falloir clarifier ça un de ces jours; encore que, un petit parfum d'étrange voire de mystère n'est pas forcément dénué de charmes!)

Quelque chose d'une répétition, d'un échauffement, en vue de travailler au corps le fil du rasoir qui nous fera basculer immanquablement d'une année à l'autre.

Moins nombreux qu'initialement prévu mais au demeurant plus "familial", l'occasion d'agrémenter la bande de mécréants d'une nouvelle recrue en la personne de la demoiselle F., herself!
Par ailleurs, de la camarade K. au compère P.Y. (toujours prononcer à l'anglo-saxonne!), via l'ami R. et les non moins célèbres petits loups L. et Z. (de leur diminutif respectif), nous aurons eu l'aréopage complété par les bons soins de la petite camarade H. ainsi que de l'acolyte (si j'ose dire!) W.; n(o)euf, en vue de se préparer pour l'an n(o)euf deux mille n(o)euf.
Va falloir creuser ça aussi (et entre autres choses!).

Les jours à venir, à peine plus de 96 heures, qu'il y aura lieu de consacrer à quelque ouvrage décoratif si nous souhaitons donner aux lieux une ambiance toute particulière (déjà les idées ont fusé, reste à leur donner corps, voire âme et plus, si affinités).

Rapide debriefing, donc (...)

Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Cuisine et fête(s)
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Dimanche 21 décembre 2008
De la spiritualité, qu'y disaient (...)
From: Le grand pouvoir du Chninkel (Rosinski et Van Hamme)


L'éveil, depuis un moment, déjà; l'heure n'est point à quelque commentaire censément intelligent/utile sur une actualité quelconque. Point trop n'en faut et, après tout, même le bulbe passablement agité face à ce genre choses (voire hors ce contexte!), il arrive tout de même que la légèreté éprouve la furieuse envie de marquer sa présence.

Et de la légèreté, justemment, à être entré dans cette première véritable période de congé depuis fort longtemps (quasi une année et demi depuis la Toscane!), il y en a qui recèle des parfums divers, voire enivrants (ben quoi, on n'est pas forcément que des brutes dans ce monde de sauvages!).

Par ailleurs, dans quelques très courtes minutes, le genre humain s'apprête à vivre un événement astronomique tout particulier. Nous croisons le solstice!
D'une importance tout particulièrement subjective (et même extrêmement subjective!) dans la mesure où la plupart du temps le reste du monde s'en tape complètement. Il n'en reste pas moins que fruit d'une naissance post solstice voici quelques années, d'une part, et doté par ailleurs d'une imagination sans trop de bornes toute prête à jouer des chemins de traverse, d'autre part, je reste particulièrement attaché à la symbolique de ce renouveau de la lumière sur l'obscurité.

D'importance même pas marginale à l'échelon cosmique (ce n'est jamais qu'un instant abritrairement noté sur la belle mécanique spatiale!), c'est simplement l'expression d'un ancien atavisme issu des peurs ancestrales de sombrer à jamais dans la nuit permanente.
Une manière de considérer peut-être que même le plus mécréant des énergumènes puisse avoir quelque forme de spiritualité; humain, trop humain (...)

Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Errance(s)
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Samedi 20 décembre 2008

Un peu le navire Belgique, en fait (...)

From: nobody, apparemment (...)


Le jour s'est levé depuis un bon moment déjà (moi aussi, d'ailleurs!), l'occasion d'avoir pu ingurgiter quelques kawas homemade (vu que ceux de l'ex QG, ça va pas être possible!) et -en parallèle- d'avoir pu me gaver, presque jusqu'à plus soif, des dernières nouvelles du monde (même pour l'heure circonscrit seulement au territoire local).

Et sur ce plan, on ne peut pas franchement dire que ces news sont particulièrement réjouissantes (...)

Une affaire de quintuple infanticide qui se termine sur un verdict sans surprise; la condamnation est tombée -presque logiquement- mais pour ce qui serait de comprendre réellement l'affaire, cela risque de dépasser à jamais toute possibilité d'entendement sensée. Seulement un drame humain au-delà de toute mesure qu'il n'est possible de regarder qu'avec en permanence le coeur au bord des lèvres (...)

Par ailleurs, les dernières "fantaisies" d'un s(m)inistre, le Premier, de surcroît, qui semble bien s'être lui-même enferré dans une nasse d'absurdité, d'ubuesque et de pathétique voire plus si affinités. Il n'y a qu'à lire les titres du nord au sud pour s'en rendre compte.
L'épilogue de la chronique d'un échec annoncé; comme si la classe politique locale pouvait encore espérer faire croire au citoyen lambda combien elle s'intéresse à son opinion.
Pour ce faire, encore faudrait-il disposer d'idées; hors, justement, sur ce plan-là, c'est à se demander s'il reste encore quelque bulbe fonctionnel dans le crâne de nos politiques.
Si seulement l'un ou l'autre disposait de quelque charisme, cela pourrait donner fusse le vernis d'un charme; mais là, aucun panache, c'est une course à la ganache.

Leur seul crédo, foutre ce pays dans les poubelles de l'histoire par incompétence crasse; lamentable mais tellement classique depuis qu'ils se seront chargé d'en détricoter toute les mailles.

Reste à attendre l'intérim pour les prochains six mois et pour preuve de courage politique, chacun rêvant du califat à la place du calife, surtout le refus de l'engagement. Comme s'il ne fallait pas risquer de galvauder quelque talent avant la consultation populaire. Seul détail manquant dans l'équation, le talent, le vrai, justement.
A continuer de la sorte, on se prendrait presque à considérer que Sarko est un grand homme; comme quoi, au pays du surréalisme (...)

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Par jay2bsl - Publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Mardi 16 décembre 2008
Un thé chez les fous
From: John Tenniel



Les heures passées aujourd'hui en les murs de nouveaux bâtiments qui abritent les séides de MS. A tout seigneur, tout honneur; il faut reconnaître que ses sbires savent y faire pour vanter les mérites de ses produits.

Cela dit, ce n'est certes pas en tirant sur l'ambulance que les solutions d'avenir se trouveront et, pour l'heure, force m'est de reconnaître une appréciable convivialité à certains produits rencontrés. Tant et tellement que, dans l'immédiat, l'alternative technologique paraît bien pauvre.
Il n'en reste pas moins que l'usage fait par MS en terme stratégique d'outils directement issus des longues années de pratiques développées juste au sortir de la Seconde Guerre mondiale laissent -presque!- pantois.

En effet, j'ai eu l'impression de subir l'équivalent d'un lavage de cerveau au cours duquel il m'aura fallu faire appel aux ressources en matière d'esprit critique afin de ne pas succomber à leur chant des sirènes.
Leur système est diaboliquement efficace (encore qu'en l'espèce le pauvre Diable n'est sans doute pas partie de l'affaire).

Mais bon, le propos n'est certes pas de faire ici l'éloge de Saint-Bill et de ses produits; pas plus que de les éreinter, d'ailleurs.

L'idée est surtout de me dire que tout cela avait bien quelque chose de l'épisode "Un thé chez les fous"; pour le coup, ce sera grand plaisir que de deviser en compagnie d'une "hase blanche" en vue de "traverser le miroir" et poser à nouveau le pied dans un univers passablement moins "topsy-turvy" (...)


Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Dame(s)
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Dimanche 14 décembre 2008
Tout compte fait, sauvons un renne et attaquons une raie (...)
From: j'imagine la ferme de l'autre barbu (...)



Plafond bas ce matin bien qu'au réveil il faisait relativement clair; je sens pour partie quelque chose de l'ours qui s'est éveillé en mon être au moment d'ouvrir les yeux (à ceci près que lui hiverne et moi pas, déjà!), me sens vraiment en manque de lumière sur ce coup-là, de vraie lumière!

Quoiqu'il en soit, à quelques instants de là, le rendez-vous traditionnel du week-end autour d'un kawa -pour commencer!- à deviser des préparatifs futurs et d'une liste à établir. Sauf que cette fois, exit le Gecko (me suis vraiment demandé hier après-midi si j'allais en supporter un de plus avant que d'en crever!) et on s'est attaqué au Mappa!
Il sera donc dit que nous fonctionnerons dans un premier temps en comité sensiblement plus réduit à commémorer le solstice dans notre décor monacal.
D'abord, nous nous sommes imaginés 13 à table -juste histoire de se la jouer dernière cène (bon, d'accord, dans ces lieux, un petit parfum de blasphème mais bon!)- mais en définitive, nous verrons en cours de route.
En fait, à se la jouer de la sorte, on a fini par se dire avec l'ami R. que si nous en arrivions à ce nombre, il nous faudrait désigner un "traitre" (voire une "traitresse", en fait!).

Après le deuxième kawa, je me suis attaqué à un petit cidre, tant qu'à faire; vu l'heure, ça paraissait une bonne idée (d'ailleurs, ce l'était puisque cela m'a fait plaisir!) et sur ces entrefaites, c'est la camarade K. et son compagnon P.Y. (prononcer à l'anglaise, même s'il nous vient de Liège!). La conversation s'est alors dirigée en des directions étranges et ludiques. Il est vrai qu'il est particulièrement important de connaître le sort qui sera réservé à l'une ou l'autre "raie des fêtes", que Diable!
Et puis, forcément (impossible d'encore reporter, cette fois!), la camarade K. qui s'est empressée d'exiger les sushis; au moins en guise d'entrée.

Comme quoi, petit à petit, nos joyeux délires trouvent à se poursuivre d'événement en événement accompagnés chaque fois d'une touche de nouveauté, voire d'originalité qui fait qu'aucun ne ressemble vraiment à un autre.

Allons bon, encore une semaine et puis, l'organisation qui va se mettre en branle afin de terminer de tordre le coup à cette année 2008; on commence par faire un croque en jambe à Noël (à notre manière!) et on lui donne le coup de grâce le 31 (et toc!).

Be seeing you!

Par jay2bsl - Publié dans : Cuisine et fête(s)
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Samedi 13 décembre 2008
Un vol de raie, ça me fait rêver comme celui d'un canard sauvage!
Question de karma (...)
From: nobody, apparemment (...)


Pas vraiment dès potron-minet ce matin mais néanmoins sensiblement tôt (se pourrait-il que la combinaison de vin chaud puis d'un rouge agrémentés d'un guacamole et complétés par un coucou de Malines aient eu un effet pervers sur le rythme circadien?!) un sms de l'ami R. qui vient à m'éveiller en vue d'un kawa dans le QG traditionnel.
Gecko or not Gecko, that's always the question!
Cela dit, avec le temps, la qualité dudit kawa laisse de plus en plus à désirer (on va vraiment devoir changer de crèmerie!).

Quoiqu'il en soit, l'heure aura été aux préparatifs d'un repas de fête; le coeur qui -un court instant- aura balancé entre l'accomodement d'un morceau de renne du Père Noël et celui d'une raie (pas forcément manta mais en suffisance si l'on veut nourrir tout le  monde!).
Là, il semble que le fléau de la balance penche en faveur de la raie (ouf, le Père Noël pourra continuer son oeuvre!) et nous nous prenons déjà à rêver d'orchestrer en cuisine à mitonner les décoctions de diverses natures!
Sans plus attendre, aussi, se laisser aller dans l'évocation de latkes ou rösti (selon qu'on les préfère yiddish ou suisses!) afin d'accompagner nos préparations festives.

Mille choses encore à préparer avant que de (...)

Be seeing you!

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Lundi 8 décembre 2008
Un dédale! (...)
From: M. C. Escher




Cette fois, ça y est; première véritable visite effectuée dans le monastère!

Effectivement, le lieu se révèle particulièrement propice aux "murder parties" et autres joyeusetés genre Cluedo. Nous disposons de l'espace, des pièces ainsi que des coins et recoins en vue de s'imaginer mille et une fantaisies (d'accord, il m'arrive d'en déborder, d'imagination!); bref, l'endroit est manifestement idéal et nous trouverons largement à y laisser la bride sur le cou aux inventions les plus farfelues, j'en suis convaincu!

Pour commencer, juste après avoir terminé de décharger la dernière fournée et s'être restaurés dans la partie kitchenette; nous démarrons la visite en compagnie de l'ami R. et des deux loustics.
Parfait, nous sommes quatre, exactement comme les trois mousquetaires; il ne reste qu'à arpenter les couloirs et escaliers divers qui vont nous mener de découverte en découverte.

Comme dans toute bonne entreprise d'exploration, nous entamons par les bases et nous dirigeons vers les caves. Le meilleur moyen de ne rien manquer! Hmmmm (...)
Tout cela est bel et bien, il n'empêche que l'on se perdrait allégrement en cet espace si l'on n'y prenait garde.

Les cuisines, donc, là, on croit rêver! Une place à ne savoir qu'en faire (enfin, ça c'est une expression car je n'ai aucun mal à imaginer!) avec tout à la fois la partie où l'on peut mitonner les plats ainsi que les plans de travail sur lesquels, ma foi (...)

Quoiqu'il en soit; la remontée, d'une salle à l'autre. Le coup d'oeil rapide dans l'église qui a cessé d'en être une par l'extraction de la pierre consacrée. Nous découvrons le peripateo (le déambulatoire, donc!) où, je suppose, des moines en robe de bure ont du circuler des siècles durant (là, j'admet que déborde largement l'imagination, dans la mesure où les murs sont tout de même fort récents!).
Retour vers l'escalier et l'étage occupé par l'ami R. -étage qui logera les futur(e)s convives!- que nous dépassons pour entamer la visite des combles où nous explorons à la lueur des torches (vive les leds installés dans les briquets!) d'anciennes cellules monacales qui, pour peu, recèleraient bien encore quelques cadavres fin prêts à tressauter au moindre bruissement sur le plancher.

Un nouvel épisode à la Creepshow pourrait largement s'y tourner sans devoir trop s'ingénier en terme de déco!

Les lieux sont donc là; reste à orchestrer les déambulations diverses et variées qui vont s'y tenir sous peu!

Be seeing you!
Par jay2bsl - Publié dans : Cuisine et fête(s)
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Dimanche 7 décembre 2008

Entre cuisine et plans de travail, il m'arrive d'avoir l'imagination qui voyage; peut-être pas que pour la cuisine, d'ailleurs (...)
"Les mains d'une femme dans la farine...", ça fait toujours un peu rêver (...)

From: Division de la cuisine
in Urbain-Dubois, La cuisine artistique Études de l'École moderne par Urbain-Dubois


De nouveaux lieux d'errance en matière d'activités "Fish and Sheeps" qui se profilent à l'horizon; quoiqu'en fait, ce n'est plus simplement de l'ordre de se profiler, les lieux sont bien là. Encore va-t-il falloir les aménager en conséquence mais ce n'est déjà plus qu'affaire temporaire.

Un monastère, du moins, un ancien monastère, juste à la sortie de la ville; pas vraiment de quoi envisager une balade à pied jusque-là, d'autant moins en cette saison. D'une part, ce n'est pas aussi exactement la porte à côté qu'auparavant mais, de surcroit, depuis mon instant "demi-dieu", cela risquerait d'être sensiblement exténuant pour l'heure encore.
Néanmoins, bien que les lieux aient un caractère relativement moderne -nul besoin d'imaginer ces vieux bâtiments inaccessibles perdus dans les Carpathes!-, il nous est loisible d'y trouver une église (désacralisée, il est vrai après extraction de sa pierre d'autel; de même d'ailleurs qu'un vieux zombie qui passait par là et qui m'avait tout l'air d'un ancien curé flamand non moins désacralisé), une salle à manger qui ne manque aucunement de caractère particulièrement accueillant et dont le monte-charge donne très exactement sur les cuisines absolument gigantesques des sous-sols.
Par ailleurs, l'endroit permet d'y accueillir lors de fêtes, encore à organiser, divers convives et même de les loger en vue d'éviter tout souci post-éthylique si besoin est.

Sur ce coup-là, l'ami R. aura de nouveau fait très fort. Ne restera donc plus qu'à lui organiser une petite tonsure de derrière les fagots juste histoire de le transformer en Frère R. à l'affubler d'une robe de bure (tout bien réfléchi, va peut-être falloir creuser l'idée pour le réveillon à venir!). Cela dit, vu l'aréopage classique qui participe en général à nos agapes, on risquerait de se retrouver face à une sacrée bande de moines pervers (et, rendons-le leur, l'hommage, de nonettes non moins curieuses!).

Mais déjà, que d'anticipation!

Hier matin, l'heure en était à une partie de déménagement; l'occasion de quitter le dernier endroit temporaire et de s'en aller quérir la verdure un tantinet plus loin afin de découvrir, passé l'entrée cochère, un espace suffisamment important que pour y trouver des bâtiments dans lesquels se perdre sans coup férir (va y avoir du sport, au réveillon!) ainsi qu'un étang qui, peut-être, recèle en ses profondeurs quelque secret caché (une Excalibur locale avec sa Dame de l'Etang, va savoir!).

Juste après ces quelques heures de transbordement d'un lieu à l'autre, le retour vers la ville et ses bouffées de CO2 (j'adore, sans déc'!) à retrouver les deux loupiots qui m'auront donné -rendons leur grâce!- un fameux coup de main en matière de rangement, voire de ménage. Le caractère nécessaire de la chose était absolument authentique et, sans eux, j'aurais eu grand mal à pouvoir donner à mon antre quelque aspect -même un peu- civilisé en vue de recevoir un peu plus tard la demoiselle F. et le camarade W. pour le repas envisagé.

La festivité aura pris pris ses parfums à l'orient, tant moyen qu'extrême d'ailleurs, et se sera déclinée en une mixité d'origines particulièrement multiple et bigarrée. A cinq, il semblerait bien que nos gènes auront pu réunir une kyrielle d'ethnies. Diable! (et tout ça, sans même tenir compte du chat!)

Be seeing you!

 

Par jay2bsl - Publié dans : Cuisine et fête(s)
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Vendredi 5 décembre 2008

Dans le genre léger mais bon, pour l'illustration, son chat et sa Zlabya conservent un charme hors pair.
From: Le chat du rabbin, Joann Sfar (si vraiment nécessaire!)


"Plutôt être détesté pour ce que l'on est qu'aimé pour ce que l'on n'est pas", l'idée a poussé tout à l'heure sur le chemin du retour à marcher sous une pluie pas forcément battante mais très certainement humide (ce qui reste assez classique, jusque-là).

Le choix délibéré des guillemets pour cette phrase dans la mesure où je suis relativement convaincu qu'elle a pu pousser au hasard des circonvolutions qui me servent à faire fonctionner cette matière étrange et curieuse qu'est mon cerveau mais avec, de surcroit, la conviction en filigrane qu'elle n'est pas forcément si originale que cela. Quoiqu'il en soit, peu importe l'origine fondamentale de cette pensée, la question étant simplement qu'elle a germé.

Le petit jeu de l'autre jour a donné l'idée à la demoiselle E. d'en transformer sensiblement les règles (le numéro de page et la ligne) -sans doute histoire de se la jouer "m'en fous des règles!"- et de le proposer sous cette mouture-là.

L'âme ludique et récréative qui sommeille en l'humanimal qu'il m'arrive d'être s'est donc prêtée au jeu et, à tenir compte de la page 73 ainsi que de la deuxième phrase, voici ce qu'a donné le résultat:

"
Qui, par sa pratique, s'oppose aux choix imposés par les sociétés industrielles et technologiques." Edition 1993 du Petit Robert de la langue française (...)
Partie, donc, de la définition du mot "alternatif/alternative"; y'a pas à dire, ça impressionne!

On aurait voulu le faire exprès qu'on n'y serait pas aussi joliment arrivé.

Il va sans dire, bien évidemment, que tirer quelque conclusion ésotérique face à ce genre de hasard n'aurait strictement aucun intérêt.
Aux dernières nouvelles, cela fait perpète que nombre de croyants et pratiquants se la jouent ainsi, qui à coup de Torah/Talmud, qui à coup de Bible/Coran, sans que cela change le moins du monde le devenir du genre humain.
Pas plus convaincu qu'il faille prendre le moindre air inspiré en vue de chercher là-dessous quelque signification profonde.

J'aurais plutôt tendance (mais bon, on s'en doute!) à cracher au Ciel et juste faire la nique à la seule idée de destin.

Cela dit, tout bien pesé et certainement pour être un furieux partisan de la méthode qui me sert d'introduction, force m'est d'avouer combien cela simplifie mille fois les rapports humains. Une façon, sans doute "à l'arrache", de considérer que qui n'irait pas au-delà de la défroque perd outrageusement tout intérêt.
Ladite méthode réduit très certainement le champ relationnel mais elle a l'inestimable tendance à le rendre vachement plus cohérent.

Bref, petite pensée de rien en fin de semaine, histoire de me défouler juste un petit peu (...)

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Par jay2bsl - Publié dans : Errance(s)
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Mercredi 3 décembre 2008
Poisson ascendant Vierge, donc (...)
Drôle de truc, certainement (...)
From: pas trouvé de référencement (...)



Une curiosité de peu d'importance, à peine un fifrelin sans doute; mais bon (...)

Après avoir procédé à un furieux nettoyage sur FB (non pas encore du point de vue humain, encore que cela ne tardera peut-être pas!) quant aux joies des multiples applications qu'il est possible d'engranger à force d'invitations constantes, je me retrouve face à quelques pages et onglets propres et nets. Littéralement allégés. Tant et tellement que l'évocation d'une icone me gicle carrément à l'esprit. Un peu plus, j'en versais une larme (bon, d'accord, j'exagère sensiblement mais quel soulagement!).

Bref (si j'ose dire, vu que ce ne l'est jamais!), me voici tout à coup tombant sur un onglet où apparaît un machin que je n'ai même pas demandé: mon signe du zodiaque et la description censément caractérielle (...)

Là, je découvre avec "ravissement" combien il est possible de réduire un être à deux ligne et demi. Vlan dans les dents! Pesé, jaugé, emballé. Aussi sec!

La personne humaine littérallement réduite à sa plus simple expression, caricaturée sans nuance aucune et finalement lestée d'une vague étiquette; presque un prix griffonné à la hâte. Curieux (...)

Enfin, comme disait l'autre, "ne tirons pas sur l'ambulance" (...)

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Par jay2bsl - Publié dans : Humour, peut-être...
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Mardi 2 décembre 2008
Une invitation à la rêverie, sans doute (...)
From: Milo Manara


Un repas de midi, aujourd'hui, l'espace d'une pause entre deux plages d'occupation laborieuse afin de préparer les prochaines scéances de travail (...)

Le temps de partager un potage, voire d'éradiquer ce qu'il sera resté d'un guacamole lestement chargé et préparé hier soir; entre l'oignon, l'ail et les piments, pour sûr, c'est certainement une haleine de chacal que j'ai du exhaler tout l'après-midi. Mais après tout, s'il ne fallait s'attaquer qu'à des repas aseptisés pour éviter tout risque post-ingestion, ce serait vraiment gâcher.

Un peu comme s'il fallait de mille manières lisser, voire polisser, nos caractères primaux en toutes circonstances en vue d'éviter les aspérités. Non, vraiment, plutôt assumer l'humanimal qui sommeille en l'être et être vivant dans ces instants où les fibres importent tant.

Quoiqu'il en soit, cette pause de midi entre la demoiselle F. et le camarade W. aura été l'occasion de discussions variées, voire de préparatifs repas futurs, et aura même débordé en des sphères réflexives pleines d'évocations multiples en matière de protection des âmes.

Mille choses nous font grandir, quel que soit l'environnement où cette croissance aura eu lieu; mille aiguillons de toutes sortes auront chauffé le cuir de nos coeurs et, aujourd'hui, selon la manière dont nous dirigeons nos barques respectives sur un cours incertain, restent les formes floues ou précises de quelque chose qui se rapproche de l'appréhension (pour le moins).

Aucune réponse toute faite aux interrogations tues ou déclarées, aucun indice -ou à peine- sur la course du temps à venir; simplement la conscience d'une fragilité, sinon nouvelle du moins révélée, avec laquelle il y a lieu d'avancer toujours.

Les choix réduits à portion congrue, entre stase et chaos, où l'équilibre se profile tel un Graal aux contours incertains que l'on ose à peine rêver.
Du Diable si ces pauses valent leur pesant de cacahouètes! Après tout, quand une bande d'intellos se retrouvent, il faut bien s'attendre à voir leurs échanges prendre des tournures multiples et variées.

Quant au Diable lui-même, il aura lui aussi trouvé à s'insérer dans les méandres de nos circonlocutions respectives; après tout, lui faire une petite place de temps à autre est une façon de pimenter gentiment les choses.
Admettons que sur ce dernier point, je manque sans doute quelque peu d'objectivité (...)

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Lundi 1 décembre 2008

Banshee O'Danann (...)

From: j'imagine que ça se voit (...)



Un pote viens de proposer un petit jeu via le carnet d'adresse Facebook:


"Règles:
* Attrapez le livre le plus près de vous. Maintenant.
* Allez à la page 56.
* Trouvez la 5e phrase.
* Écrivez cette phrase dans votre statut.
* Copiez ces instructions en commentaire à votre phrase.
* Ne cherchez pas votre livre préféré ou le plus cool mais bien le plus proche"


Alors, tant qu'à faire, autant jouer le jeu; seul détail, en guise de livre, je me retrouve avec un vieux bouquin cadeau distribué via des journaux je ne sais quand: Corto Maltese, de Hugo Pratt (forcément).

Le recueil reprend "La jeunesse de Corto" ainsi que "Corto en Sibérie".


J'attaque la p.56 et plutôt que la 5ème phrase, je prends la 5ème case (le résultat, après vérification, est pareil!):


"Quelle pagaille... Des chinois... Des russes... Des japonais... Il y a de tout dans cet hôpital." L'image montre Jack London qui cherche à retrouver le capitaine Sibauchi qui est blessé et cherche à le dissuader d'accepter un duel contre le lieutenant Sakaï (...)


Tout un programme (...)


Quelle réflexion cela peut-il évoquer?


Peut-être qu'il y a toujours du Corto Maltese à portée de ma main; j'imagine que c'est relativement inévitable pour quelqu'un qui fut gamin et fanatique de bd durant les années '70 (encore que ce détail n'entraine certainement aucune exclusivité!).


Cela dit, était-ce bien nécessaire de "découvrir" cette information au vu des pages et des images qui parsèment ce lieu virtuel?


Est-ce que ces lectures passées (voire d'autres) ont une signification en terme de "révélateur" pour ce qui est d'approcher une personnalité?


Oui, sans doute pour partie, si l'on garde à l'esprit le vieux proverbe "Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es" mais ce n'est évidemment pas suffisant, ce serait bien évidemment par trop réducteur (...)


Toute individualité est un univers, une myriade de facettes qu'aucun oracle ne peut réduire; fusse à travers certains arcanes (...)


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Lundi 1 décembre 2008

(...)

From: Là, ça se voit (...)



Quitter le lieu de nos activités quotidiennes pour se diriger, l'espace de quelques verres, dans un bar des halles Saint-Géry en compagnie de trois collègues. L'occasion d'échanger des petites choses hors contexte habituel sans être tenus par une prépa ou par un cours dans les minutes qui suivent.


En soi, déjà, agréable.


Traverser la rue, une bonne heure plus tard pour attaquer un resto thaï -autant pour le turc d'abord envisagé!- où la demoiselle F. aurait ses habitudes. Le choix du repas en harmonie avec les attentes, seul bémol -mais il m'arrive d'être "compliqué"!-, j'aurais choisi le cadre encore plus minimaliste du resto d'à-côté dans la mesure où, en terme  de qualité, ils se valent sans problème.


Là-dessus, on file en vue d'arriver dans les temps au théâtre, le 140, où nous attend la suite du groupe pour assister au seule-en-scène d'une dame qui nous vient de Beyrouth via Paris où elle réside depuis presque dix ans à présent.


On arrive dans la salle, Jo Dekmine -toujours bon-pied bon-oeil- nous accueille (fidèle au poste comme un capitaine sur son navire) et nous place; la dame est déjà installée sur scène, recroquevillée à même le sol; elle patiente.


Le signal est donné et commence une heure dix de monologue.


Passés les premiers instants un peu déstabilisants -j'attendais sans doute un phrasé plus souple et délié, plus contemporain, mais il est vrai que la dame nous joue ça dans une langue qui n'est pas celle dans laquelle elle a vécu-, on reçoit de plein fouet les effluves de la Guerre du Liban sur plus d'une décennie à travers l'histoire -des tranches de vie- d'une petite fille qui va grandir et devenir femme dans cet univers radicalement éclaté.


Oups, si j'ose dire, là, on fait dans le brut de décoffrage; on oublie la langue de bois, un chat s'appelle par son nom et l'évocation du sang donnerait presque l'impression d'y goûter. On ne fait pas dans la dentelle et les artifices; il est vrai que la dame sur scène n'en a nul besoin.

Sa seule présence est une justification à elle seule; elle occupe l'espace, mobile, et si par moments cela ne suffit pas -elle n'est pas bien grosse, la dame-, son propos lui tient largement lieu d'épaisseur.


Sortir ensuite de la salle, quitter le bruit et la fureur évoqués, presque groggy; on a beau savoir que les guerres héroïques font partie de la légende, une guerre vécue de l'intérieur, à travers les fibres les plus intimes de ses "dommages collatéraux" comme on les appelle pudiquement, ça reste impressionnant.


Respect, donc (...)


Des parfums orientaux, hors l'image d'Epinal habituelle, qui -par leur force et leur densité- s'imposent comme une évidence.


On en reparlera sans doute, de ces parfums-là (peut-être)


Be seeing you!

Par jay2bsl - Publié dans : Dame(s)
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