...

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En boucle

Mardi 2 décembre 2008
Une invitation à la rêverie, sans doute (...)
From: Milo Manara


Un repas de midi, aujourd'hui, l'espace d'une pause entre deux plages d'occupation laborieuse afin de préparer les prochaines scéances de travail (...)

Le temps de partager un potage, voire d'éradiquer ce qu'il sera resté d'un guacamole lestement chargé et préparé hier soir; entre l'oignon, l'ail et les piments, pour sûr, c'est certainement une haleine de chacal que j'ai du exhaler tout l'après-midi. Mais après tout, s'il ne fallait s'attaquer qu'à des repas aseptisés pour éviter tout risque post-ingestion, ce serait vraiment gâcher.

Un peu comme s'il fallait de mille manières lisser, voire polisser, nos caractères primaux en toutes circonstances en vue d'éviter les aspérités. Non, vraiment, plutôt assumer l'humanimal qui sommeille en l'être et être vivant dans ces instants où les fibres importent tant.

Quoiqu'il en soit, cette pause de midi entre la demoiselle F. et le camarade W. aura été l'occasion de discussions variées, voire de préparatifs repas futurs, et aura même débordé en des sphères réflexives pleines d'évocations multiples en matière de protection des âmes.

Mille choses nous font grandir, quel que soit l'environnement où cette croissance aura eu lieu; mille aiguillons de toutes sortes auront chauffé le cuir de nos coeurs et, aujourd'hui, selon la manière dont nous dirigeons nos barques respectives sur un cours incertain, restent les formes floues ou précises de quelque chose qui se rapproche de l'appréhension (pour le moins).

Aucune réponse toute faite aux interrogations tues ou déclarées, aucun indice -ou à peine- sur la course du temps à venir; simplement la conscience d'une fragilité, sinon nouvelle du moins révélée, avec laquelle il y a lieu d'avancer toujours.

Les choix réduits à portion congrue, entre stase et chaos, où l'équilibre se profile tel un Graal aux contours incertains que l'on ose à peine rêver.
Du Diable si ces pauses valent leur pesant de cacahouètes! Après tout, quand une bande d'intellos se retrouvent, il faut bien s'attendre à voir leurs échanges prendre des tournures multiples et variées.

Quant au Diable lui-même, il aura lui aussi trouvé à s'insérer dans les méandres de nos circonlocutions respectives; après tout, lui faire une petite place de temps à autre est une façon de pimenter gentiment les choses.
Admettons que sur ce dernier point, je manque sans doute quelque peu d'objectivité (...)

Be seeing you!
par jay2bsl publié dans : Errance(s)
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Lundi 1 décembre 2008

Banshee O'Danann (...)

From: j'imagine que ça se voit (...)



Un pote viens de proposer un petit jeu via le carnet d'adresse Facebook:


"Règles:
* Attrapez le livre le plus près de vous. Maintenant.
* Allez à la page 56.
* Trouvez la 5e phrase.
* Écrivez cette phrase dans votre statut.
* Copiez ces instructions en commentaire à votre phrase.
* Ne cherchez pas votre livre préféré ou le plus cool mais bien le plus proche"


Alors, tant qu'à faire, autant jouer le jeu; seul détail, en guise de livre, je me retrouve avec un vieux bouquin cadeau distribué via des journaux je ne sais quand: Corto Maltese, de Hugo Pratt (forcément).

Le recueil reprend "La jeunesse de Corto" ainsi que "Corto en Sibérie".


J'attaque la p.56 et plutôt que la 5ème phrase, je prends la 5ème case (le résultat, après vérification, est pareil!):


"Quelle pagaille... Des chinois... Des russes... Des japonais... Il y a de tout dans cet hôpital." L'image montre Jack London qui cherche à retrouver le capitaine Sibauchi qui est blessé et cherche à le dissuader d'accepter un duel contre le lieutenant Sakaï (...)


Tout un programme (...)


Quelle réflexion cela peut-il évoquer?


Peut-être qu'il y a toujours du Corto Maltese à portée de ma main; j'imagine que c'est relativement inévitable pour quelqu'un qui fut gamin et fanatique de bd durant les années '70 (encore que ce détail n'entraine certainement aucune exclusivité!).


Cela dit, était-ce bien nécessaire de "découvrir" cette information au vu des pages et des images qui parsèment ce lieu virtuel?


Est-ce que ces lectures passées (voire d'autres) ont une signification en terme de "révélateur" pour ce qui est d'approcher une personnalité?


Oui, sans doute pour partie, si l'on garde à l'esprit le vieux proverbe "Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es" mais ce n'est évidemment pas suffisant, ce serait bien évidemment par trop réducteur (...)


Toute individualité est un univers, une myriade de facettes qu'aucun oracle ne peut réduire; fusse à travers certains arcanes (...)


Be seeing you!



par jay2bsl publié dans : Errance(s)
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Lundi 1 décembre 2008

(...)

From: Là, ça se voit (...)



Quitter le lieu de nos activités quotidiennes pour se diriger, l'espace de quelques verres, dans un bar des halles Saint-Géry en compagnie de trois collègues. L'occasion d'échanger des petites choses hors contexte habituel sans être tenus par une prépa ou par un cours dans les minutes qui suivent.


En soi, déjà, agréable.


Traverser la rue, une bonne heure plus tard pour attaquer un resto thaï -autant pour le turc d'abord envisagé!- où la demoiselle F. aurait ses habitudes. Le choix du repas en harmonie avec les attentes, seul bémol -mais il m'arrive d'être "compliqué"!-, j'aurais choisi le cadre encore plus minimaliste du resto d'à-côté dans la mesure où, en terme  de qualité, ils se valent sans problème.


Là-dessus, on file en vue d'arriver dans les temps au théâtre, le 140, où nous attend la suite du groupe pour assister au seule-en-scène d'une dame qui nous vient de Beyrouth via Paris où elle réside depuis presque dix ans à présent.


On arrive dans la salle, Jo Dekmine -toujours bon-pied bon-oeil- nous accueille (fidèle au poste comme un capitaine sur son navire) et nous place; la dame est déjà installée sur scène, recroquevillée à même le sol; elle patiente.


Le signal est donné et commence une heure dix de monologue.


Passés les premiers instants un peu déstabilisants -j'attendais sans doute un phrasé plus souple et délié, plus contemporain, mais il est vrai que la dame nous joue ça dans une langue qui n'est pas celle dans laquelle elle a vécu-, on reçoit de plein fouet les effluves de la Guerre du Liban sur plus d'une décennie à travers l'histoire -des tranches de vie- d'une petite fille qui va grandir et devenir femme dans cet univers radicalement éclaté.


Oups, si j'ose dire, là, on fait dans le brut de décoffrage; on oublie la langue de bois, un chat s'appelle par son nom et l'évocation du sang donnerait presque l'impression d'y goûter. On ne fait pas dans la dentelle et les artifices; il est vrai que la dame sur scène n'en a nul besoin.

Sa seule présence est une justification à elle seule; elle occupe l'espace, mobile, et si par moments cela ne suffit pas -elle n'est pas bien grosse, la dame-, son propos lui tient largement lieu d'épaisseur.


Sortir ensuite de la salle, quitter le bruit et la fureur évoqués, presque groggy; on a beau savoir que les guerres héroïques font partie de la légende, une guerre vécue de l'intérieur, à travers les fibres les plus intimes de ses "dommages collatéraux" comme on les appelle pudiquement, ça reste impressionnant.


Respect, donc (...)


Des parfums orientaux, hors l'image d'Epinal habituelle, qui -par leur force et leur densité- s'imposent comme une évidence.


On en reparlera sans doute, de ces parfums-là (peut-être)


Be seeing you!

par jay2bsl publié dans : Dame(s)
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Mercredi 26 novembre 2008

Darina Al-Joundi

Du rouge, encore; ça peut impressionner, en effet (...)

From: "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter"



Les quelques semaines qui viennent de passer, mêlées d'activités diverses et d'horizons variés, auront été jalonnées de choses tout à la fois titillantes, tentantes et se seront déclinées dans une large gamme de directions (...)


Une quête, déjà, celle d'un espace -un nouveau lieu- où pouvoir faire tout à la fois un endroit d'habitation et un environnement festif, voire créatif.

Pour l'heure, cependant, le bémol quant au lieu qui était visé dans la mesure où il semble que les autorisations requises ne se peuvent obtenir (...)

Aussi, contre mauvaise fortune bon coeur, chercher à nouveau l'espace et considérer simplement que la cible initiale recelait tout à la fois trop d'inconnues et/ou de risques pour que le jeu en vaille vraiment la chandelle.


Des moments musicaux, aussi, le premier tout en étrangeté -à la limite de l'état second- et au caractère presque surréaliste tant les conditions ne manquaient pas de particularités.

Le "Chaf" qui nous aura accueilli, l'ami R. et la demoiselle S., l'espace d'un après-midi pour profiter des variations acoustiques perpétrées par un nid de japonais auquel se seront joints quelques musiciens locaux en vue de développer des sonorités nuancées à utiliser leurs instruments de manière parfois fort improbable.

Au final, une faune bigarrée dans l'établissement, vue sur la place du Jeu de Balle débarrassée de ses échoppes, la première neige qui s'y pose tandis que deux gamins se la jouent Obi Wan et Anakin inconscients des sonorités qui fusent dans la pièce où nous nous trouvons alors à boire un thé juste avant que ne se lance notre groupe musical mélangé.

Tout à écouter ces sonorités parfois décalées, le va et vient des client(e)s potentiel(le)s et la neige qui continue sa danse, indifférente (...)


Hier soir, déplacement géographique vers le nord de la ville, les hostilités se sont glissées jusqu'à Schaerbeek où nous attendent d'autres japonais munis d'autres instruments musicaux et au résultat fort différent, voire curieux (...)

L'endroit, un ancien hôtel de passes, voire une ancienne maison-close; quelques tableaux comme reliquats qui semblent en attester.

L'aréopage nettement moins bigarré qu'au "Chaf" et des visages familiers, parfois, même si rares, qui se profilent.

Des ressentis très inégaux devant les variations musicales auxquelles il nous est alors donné d'assister; certains moments à la limite du pathétique, d'autres qui s'envolent presque à évoquer du Nyman (...)

Oui, décidément, les choses auront eu un caractère particulièrement curieux (...)


Se dessine encore, dans un autre genre, un spectacle théâtral, demain soir; les conditions d'accompagnement seront d'ordre plus professionnel (...)

Exit la partie japonaise, ce sont des parfums moyen-orientaux qui vont me titiller la narine; une transition libanaise, l'espace d'un double choc culturel, celui de "deux Liban" qui se sont un jour rencontrés (...)

Un premier avant-goût, peut-être, l'espace d'une promenade cet après-midi, en vue d'aller quérir les places pour demain soir. Un soupçon de ces parfums, donc, à arpenter les trottoirs tout en devisant entre deux trams; un délice (...)


Be seeing you!

par jay2bsl publié dans : Dame(s)
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Mercredi 12 novembre 2008
Préjugés? (...)
From: Pierre Kroll



Allons bon, voici une semaine et un jour que "le monde a changé"; pas bien certain pour ma part d'avoir vu -fusse aperçu!- quelque changement qui soit mais j'en accepte l'augure car, après tout, l'espoir c'est déjà quelque chose (...)

De quelle manière serait-il possible de prendre la mesure de ce changement qui s'est inscrit brusquement au sein de la "plus grande démocratie du monde"?
Vaste question (...)
Cela dit, un pas de titan vient néanmoins d'être franchi pour ce pays qui vient enfin de s'affranchir des derniers vestiges de sa Guerre de sécession (...)

Pourtant, au-delà des seules origines ethniques mélangées du 44ème président des Etats-Unis d'Amérique, accessoirement, Barack H. Obama, il est évident qu'être métis n'est en rien un programme (...)
Heureusement, sur ce plan-là, il semble bien que le personnage ait eu l'intelligence de s'entourer -jusqu'à présent!- de pointures intéressantes.
Comme au rugby, il reste maintenant à transformer l'essai et en la circonstance (encore que le pluriel eut été plus judicieux sans doute en matière de "circonstance"!), cela risque de demander une volonté particulièrement inflexible tant l'ampleur de la tâche peut paraître énorme.

Huit années aujourd'hui que George W. aura été choisi par le peuple américain; quatre années qu'il aura même été réélu.
A la réflexion, et avec le recul, il semblerait bien que John Kerry n'avait pour seul argumentaire que le fait de ne pas être George W. Bush.
Sur ce dernier "détail", forcément, cela semble presque logique d'avoir vu le choix se reporter finalement sur le fils de l'autre (...)

Aujourd'hui, on retrouve apparemment un bonhomme qui vient d'ailleurs; un bonhomme non issu des classes dirigeantes. Quelqu'un qui, au contraire, aurait eu un parcours particulièrement atypique et qui a consacré une partie de sa vie dans le social. Quelqu'un qui connait réellement certaines réalités peu reluisantes de la vraie vie.

Alors oui, peut-être bien qu'en effet nous vivons en ce moment un changement; un changement très particulier.

Cette fois, la vieille Europe, c'est à elle que revient la charge de la preuve (...)
Pendant longtemps on aura pu se targuer de cette Europe multiculturelle et multiraciale à critiquer l'Amérique.
Pourtant, l'Amérique justement à travers son cinéma, sa presse, voire encore ses représentants (Colin Powell, par exemple, ou encore Condoleeza Rice) nous montre un visage à coloration bigarrée depuis pas mal de temps; elle se paie même le luxe d'élire Obama (...)

Où en sommes-nous sur ce plan-là dans la vieille Europe?
Hormis sur la BBC, on voit assez peu de coloration fort affichée dans les médias; Sarkozy aura ouvert le feu avec l'une ou l'autre dame mais pour le reste, voire au-delà, on reste encore particulièrement timides pour ce qui serait de faire de notre si belle richesse multiculturelle une vitrine clairement déclarée.

Alors oui, la charge de la preuve vient d'être cruellement renversée.

Oups, c'est vrai; j'oublie un détail sordide.
Nos partis belges locaux ont organisé une nuit des élections semaine dernière et se sont tous affichés pro-Obama.
Magnifique!
Un peu comme après le 11 septembre 2001 où nous serions tous brutalement devenus américains!
Cette fois, nos politic(h)ien(ne)s ont choisi de devenir tou(te)s brutalement noir(e)s!

Il est vrai que de ce point de vue, avec les élections 2009 qui se profilent à l'horizon, il faut à nouveau ratisser large; aussi, ne sont-ils pas à une démagogie près!

Comme quoi, il reste du pain sur la planche si l'on espère vraiment transformer notre multiculturalité en une force vive!
Cela dit, le jour où la question de cette multiculturalité cessera de se poser, le jour où elle sera simplement intégrée au point que l'on n'ait même plus besoin de l'évoquer; alors, et alors seulement, nous aurons fait un bond en avant réel et l'humanité aura peut-être atteint un stade supérieur d'évolution (...)

Be seeing you!
par jay2bsl publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Mercredi 29 octobre 2008
Woman in Red, painting
From: Tamara de Lempicka



La lecture récente d'un article m'a brutalement titillé de façon amusée, voire ludique et -j'oserais le dire- récréative; mais bon (...)

Quant à cette couleur rouge, donc, qui tendrait à éveiller chez nous -grands primates mâles devant l'Eternel!- des velléités outrancières qui tendraient à nous faire gommer lestement le vernis de civilisation qui habiterait la surface de nos êtres (...); est-il seulement bien nécessaire qu'une dame choisisse de s'en vêtir en vue de soulever en nous l'intérêt qui ferait rugir l'écho des savanes oubliées qui sommeille depuis fort longtemps dans nos âmes tourmentées, mâtinés que nous sommes de ces couches superficielles qui nous permettent d'avoir des rapports sociaux civils, courtois; voire, l'espace de quelques échanges, l'allure de gentlemen?

Après tout, si les artifices de couleur, colifichets ou autres fanfreluches se doivent absolument d'être indispensables afin de soulever lesdites passions; il y aurait là quelque chose qui m'apparaît comme presque triste (...)

L'humanimal que nos pauvres oripeaux tentent vainement de couvrir nous habite pourtant intégralement; dans ces conditions, si l'une ou l'autre nuance complémentaire peut inviter à faire venir au jour notre être plus profond encore, pourquoi pas. A la seule condition, bien sûr, que cela ne soit pas exclusif (...)

Il m'arrive parfois de penser que notre société revêt bien des artifices "civilisés" au détriment de notre nature intrinsèque (...)

Sans qu'il soit pour autant lieu de considérer qu'il faille vivre en sauvages à ne fonctionner qu'au gré de nos impulsions (la nuance a ses mérites!), oublier ce que nous sommes profondément tendrait à manquer de charme en certaines circonstances (...)

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par jay2bsl publié dans : Dame(s)
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Samedi 25 octobre 2008
Evocations
From: Milo Manara




La pause, week-end arrivé, post agitation hebdomadaire en montée crescendo jusqu'à hier soir; le retour dans mes pénates, fatigué, certes, mais d'un bel épuisement laborieux.

Un bémol, cependant, en cours de soirée où une énième plaisanterie oiseuse de ma part en matière religieuse a semblé déclencher une relative indisposition.
Il va décidément falloir que j'apprenne, de temps à autre, à fermer ma grande gueule en certaines circonstances. Partant du vieux précepte, cher à Desproge, que l'on peut absolument rire de tout, mais pas avec tout le monde.
Encore que, il faudra probablement que j'affine plus encore la subtilité de certaines de mes interventions; a fortiori quand le but n'est en aucun cas de blesser quiconque (...)

Bref, léger plantage, à mon sens; un tir à corriger, en fait (...)

Les idées qui voyagent, sinon au gré du vent, à celui de l'une ou l'autre boucles; et cette crainte, presque farouche, de me sentir tiraillé -par moments- dans ces heures durant lesquelles j'évite toujours habituellement -une règle d'or!- de laisser la moindre porosité s'instiller entre les sphères laborieuse et privée (...)

Atmosphère, atmosphère, donc (...)

Tout à la fois acteur et spectateur; les sens aux aguets, malgré tout, mais point trop, peut-être (...)

Be seeing you!
par jay2bsl publié dans : Errance(s)
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Jeudi 9 octobre 2008
link
(il suffit d'aller y voir, ça ne mange pas de pain, encore que!)



Voici un moment que l'on nous bassine littéralement à nous parler de crise, de krach boursier, de comparaison systématique avec l'an zéro du krach boursier, à savoir, celui de 1929.

A lire les journaux où on nous démonte systématiquement les mécanismes d'horlogerie de ces déséquilibres financiers majeurs, on pourrait largement se dire que sans une formation minimum, il est parfaitement impossible de comprendre les mécanismes économiques subtils qui entrainent ces dérives.

En fait, la presse en général a furieusement tendance à ne pas nous informer en s'arrangeant pour nous surinformer de choses parfaitement inutiles.
Pour quelle raison?
C'est très simple; on omet systématiquement de nous rappeler certains principes fondamentaux de base.
Pour une raison évidente: nos journalistes eux-mêmes ne pensent probablement même plus à ce b.a. ba (si tant est qu'il le connaissent!); tant et tellement qu'au-delà de l'une ou l'autre formules qu'ils maîtrisent peut-être, ils ne comprennent pas vraiment grand chose aux fondements même de l'économie de marché.

Le tout premier fondement, oserais-je dire le seul, se rapporte tout simplement à la notion "argent".

Qu'est-ce que c'est, en définitive, au-delà du billet qui traine dans notre portefeuille ou de la monnaie qui se trouve dans le porte-monnaie?
La réponse: du vent, rien, du virtuel!

Le lien sous l'image renvoie tout simplement au site de Karl Zéro qui propose de visionner un film d'une cinquantaine de minutes (d'accord, c'est sans doute un peu long, mais bon!).
Il est
encore possible de le visionner suivant les diverses parties (sept!) via You Tube en cherchant "argent dette Paul Grignon".
Cela ne nous parle en rien de complot, cela nous parle tout simplement d'un système absurde et pratiquement anarchique qui gangrène toute question de développement et très certainement toute question de développement durable.

Ce film -qui devrait faire partie d'un enseignement obligatoire dans les écoles!- nous explique avec beaucoup de clarté tout le caractère extrêmement virtuel de l'argent.
Il nous démonte point par point les mécanismes parfaitement absurdes qui mènent à la situation économique assez catastrophique que nous vivons aujourd'hui; une mise en évidence très claire du caractère monstrueusement injuste et ignoble qui fait que le "monde de l'argent" s'enrichit de manière totalement disproportionnée (voire aberrante!) et exige systématiquement le paiement des krachs successifs par le citoyen lambda (à savoir, nous, accessoirement!).

Quand il m'arrive d'utiliser des termes comme "prévaricateur" si j'évoque le monde politique, c'est bien sûr parce que le politique qui a un rôle majeur à jouer à ce niveau ne remplit absolument pas ses fonctions.
Bien au contraire, le monde politique poursuit une politique de laisser-faire, collabore directement à ce système en l'utilisant largement et, quand on voit transiter des personnages politiques entre la représentation démocratique et le monde de la finance, là, on peut très certainement envisager l'idée des "Pieds Nickelés" (...)

C'est donc de l'ordre du choix individuel, pratiquer la "politique de l'autruche" et foncer tête baissée dans le mur ou décider de savoir, de comprendre et chercher, peut-être alors, à maîtriser plus -même seulement un peu plus!- le monde qui nous entoure.

Nous avons chacun(e) un rôle-citoyen à tenir: les enfants nous regardent!


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par jay2bsl publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Vendredi 26 septembre 2008
Des mots plus simples mais néanmoins particulièrement forts (John Locke n'était pas si lointain, en ce temps-là!)
From: ben, la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique


Waouw, du soleil, qu'ils nous disent en terme de prévision météorologique; ma foi, on ne va pas cracher dessus, tant qu'à faire!
Quelques vitamines D de plus en vue de se gonfler un tantinet les réserves d'hiver ne seront pas de trop dans notre escarcelle.

D'autant que, finalement, jusqu'à présent, nous n'aurons pas furieusement bénéficié d'un été particulièrement torride.

Quoiqu'il en soit, d'ici une grosse heure, retour en piste
pour moi à tenter d'apporter quelque éclairage supplémentaire, voire complémentaire seulement, à un groupe en matière de grammaire et autres subtilités de la langue (...)
Tout un programme (...)

Depuis bientôt une année, j'aurai été amené à replonger dans les subtilités grammaticales de cette langue particulièrement sauvage qu'est le français et, du Diable, il faut bien reconnaître que sa logique semble bien souvent échapper au sens commun!
Il n'est vraiment qu'à se pencher sur l'histoire de son évolution au cours des siècles ainsi que sur les détails particuliers de ses règles, de ses exceptions (voire de ses exceptions dans l'exception!) pour finir par y trouver quelque chose d'un fil conducteur qui -pour peu!- apparaitrait alors presque logique (c'est moi qui viens d'écrire ça?!).

Impossible de ne pas laisser une pensée parasite s'insinuer dans l'esprit tout en rédigeant ces quelques lignes futiles et voir poindre presque une lueur en regard de certains textes, en particulier, certains textes de loi, dont -bien évidemment!- celui particulièrement exemplatif de la formidable Constitution européenne avortée (mais pas encore complètement sous couvert d'une habile et ignoblement maladroite réécriture post Lisbonne!).

A chercher au quotidien, tel que je le fais, à instiller mieux encore les spécificités de la langue de Voltaire à des groupes d'adultes (voire de jeunes adultes), il m'apparaît fort clairement combien je serais bien en peine de parvenir à leur faire comprendre fusse une seule ligne d'un tel texte au contenu tout à la fois d'une densité qui eut pu faire peur à un hypothétique rédacteur unique de la Bible et qui fait s'arracher cheveux et poils d'une barbiche imaginaire de tout juriste sensé (si tant est bien sûr qu'acoller les mots "juriste" et "sensé" puisse se concevoir!).

Cette idée, donc, comme une antienne, qui surgit sans cesse depuis quelques années à présent et reste partagée dans un grand ensemble: c'est quoi ce machin?! (la Constitution européenne, s'entend!).

Comment se fait-il que des gens censément brillants (tout au moins lettrés, sinon intelligents) ont pu se révéler auteurs d'un texte à ce point fondamental qu'il devrait emporter l'adhésion de tout un chacun par la pose de principes cruciaux et acceptables par chacun pour, en définitive, en arriver à un résultat final dans lequel une chatte -même juriste; je l'admets, c'est déjà plus rare!- n'y retrouverait pas ses petits?

On ose alors se demander pour quelle raison diverses populations (française, néerlandaise et irlandaise, à présent) ont oser -O outrage!- le rejeter en bloc (...)

N'existait-il pas un vieil adage, cher à Boileau, selon lequel "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément"?!

J'imagine qu'une telle phrase exprimée par quelqu'un qui use et abuse de tournures parfois alambiquées (oui, je sais, il me faudrait souvent alléger le style!) peut faire penser à un autre adage du type "C'est l'hôpital qui se moque de la Charité"; néanmoins, quand il y a lieu de prôner le Bien commun et, partant, d'emporter l'adhésion commune, il faut très certainement être le plus clair et le plus concis possible.
A fortiori quand on parle d'un texte aussi fondateur qu'une constitution.

Un tel texte, si nous l'acceptons, est une véritable prêt à très long terme qui engage jusqu'aux générations futures; peut-être serait-il urgent que le plus grand nombre d'(entre nous y ait accès sans devoir absolument être versé dans les arcanes subtiles des textes accessibles seulement aux juristes les plus pervers et retors (...)

On s'étonne ensuite que j'ai tendance à ne voir en nos élu(e)s que des prévaricateurs en puissance ou, au mieux, des moutons de Panurge (...)


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par jay2bsl publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Mercredi 24 septembre 2008
Ben, oui, c'est nous qui nous faisons cannibaliser (...)
From: ça se voit, non?!


Une crise comparable, semble-t-il au krach de '29 (feu le siècle précédent), pire -aux dires des spécialistes- que les diverses autres (crises!) qui auront martelé la suite du XXème et tout cela avec -en parallèle!- des bruits de bottes un peu partout (heureusement que la Guerre froide est terminée!), voire la perpétuation de l'ubuesque dans cette Belgique particulièrement fantaisiste (pour tenter, pour une fois, de rester sobre dans mon choix en matière de point de vue sur cette question qui, malgré tout, me turlupine).

Nos dirigeants, de par le monde, continuent de jouer les "oies blanches" à constater, impuissants, la catastrophe économique majeure qui se profile à l'horizon court-terme.
Cela, bien évidemment, sans tenir compte aucunement du fait que le plus grand nombre -à savoir, nous!-, payons le prix fort de ces fantaisies financières depuis déjà longtemps.

Un simple regard sur la situation locale, voire très locale, de notre Belgique peu joyeuse et l'on ne manquera pas de noter combien la situation de la population qui réside sur ce territoire compte outrageusement fort peu aux yeux de nos augustes dirigeants: pratiquement une année et demi sans gouvernement réellement fonctionnel ou utile et le pouvoir d'achat qui continue d'être rogné joyeusement sous prétexte de points autrement plus importants, tels BHV ou la future partition du pays, quand il ne s'agit pas d'une nomination ou l'autre qui paraît à ce point cruciale au point d'encombrer les bancs de nos élu(e)s en vue d'observation tatillonne (décidément, pour une fois que l'on s'occuperait de l'un ou l'autre passe-droit, encore faudrait-il le faire quand vraiment il n'y a rien de plus urgent à faire!).

Quoiqu'il en soit, il semblerait qu'à présent on nous promette d'enfin s'atteler aux problèmes qui concernent la population.
Cela dit, on n'arrête pas, depuis un paquet de temps, de nous promettre ça (...)
Dans le genre "Arlésienne", c'en est une bonne!

Il semble bien que le jour où nos prévaricateurs d'élu(e)s se décideront enfin à faire
finalement REELLEMENT ce pour quoi on les paie grassement ne soit pas encore pleinement arrivé.
En effet, on se borne à nous jeter des cacahouètes au visage, à augmenter
de nefles
notre pouvoir d'achat réduit à portion fort congrue et en exprimant combien il est absolument urgent de faire quelque chose.
Ce qu'il y a de parfaitement formidable dans ces discours vibrants, c'est de voir combien de gauche à droite (ou inversément) on tient absolument le même genre de discours en vue de noyer le poisson et de ne pas parvenir plus à trouver de solution.

A force, il serait peut-être simplement temps que nos (très) chers élus se décident à nous dire clairement combien, dans les faits, ils s'en tapent éperdument, de notre fameux pouvoir d'achat.

D'ailleurs, sur ce dernier point, oser encore parler de pouvoir, c'est un bien grand mot.
Le terme pouvoir sous-tendrait sans doute l'idée que l'on puisse effectivement en faire quelque chose; or, justement, à force de s'appauvrir de plus en plus, il faut bien reconnaître que ledit pouvoir se délite furieusement.


Be seeing you!



par jay2bsl publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Jeudi 18 septembre 2008
Pas grand chose à rajouter, là (...)
From: The Prisoner (...)



Un appel plus loin, quelques mots soufflés dans l'oreille, la magie du téléphone, et quelques nouvelles qui arrivent en provenance d'un peu plus au sud (...)

Des heures, voire des jours, qui s'égrennent comme dans un sablier à attendre une "libération" sans cesse reportée, pour l'heure (...)

L'impatience, mêlée d'une résignation contrôlée; les mots qui manquent à nouveau s'emballer mais en retenue, au dernier instant (...)
Surtout, conserver le contrôle (...)

Jongler entre les possibles, "la tête dans les étoiles et les tiges bien plantées au sol"; le tout n'est pas de dire ces mots à
Dame S., encore faut-il qu'ils s'impriment effectivement (...)

Aussi, patience, encore un peu, mais néanmoins, déjà, une forme d'apaisement dans la voix, dans le choix des mots et le timbre plus assuré (...)

Garder le contrôle, encore et toujours (...)

Une histoire de funambule, l'équilibre fragile sur un fil si ténu; l'avance doit se poursuivre, toujours un peu plus loin, toujours un peu plus haut (...)
Le dérapage n'est pas une option (...)

Allons bon, le ciel s'éclaircit quelque peu, même l'espace d'une déchirure entre les nuées (...)


Be seeing you!
par jay2bsl publié dans : Dame(s)
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Vendredi 12 septembre 2008
No comment, j'imagine (...)
From: depuis le temps, j'imagine fort que c'est libre de droits!



Dernières nouvelles de notre "ridiculocratique" Belgique, puisque c'est aussi ainsi que l'on en parle, à moins que l'on ne continue à lui préférer l'idée de la particratie dans la mesure où en termes académiques la première proposition serait considérée comme malséante, voire difficilement analysable.
Mais bon, sur ce plan-là, il est vrai aussi que le monde de la recherche en sciences humaines a tendance à faire preuve de certaines frilosités qui feraient rire la plus farouche des oies blanches (...)
"O combien de chercheurs, combien de charlatans (...)" (Oui, ça pourrait y ressembler mais ce n'est néanmoins pas du vieux Victor H., seulement une forme assez pauvre de pastiche, j'en ai peur, et de mon cru, de surcroît!)

Nos bien trop chers élus (et élues, bien évidemment!) nous l'avaient jouée presque suspens juste avant les congés d'été à nous rabacher les oreilles d'ultimatums divers et variés en vue d'en découdre plus encore (ça commençait pourtant à devenir difficile de faire pire!) avec l'idée-même de la Belgique et, partant, de sa pérennité ou, mieux encore de l'avis de certains "énervés" -flamands ou wallons, qu'importe!-, de son éclatement définif.

Quoiqu'il en soit, septembre est arrivé, pas encore de rentrée parlementaire -ce sera pour octobre!- et déjà le scénario cousu de fil blanc qui se déroule sous nos yeux fatigués et las à encore vaguement observer, l'oeil distrait, les gesticulations politic(h)iennes de nos guignols locaux.

Tout compte fait, il semblerait bien que toute idée d'éclatement avant les régionales de 2009 ait fait long feu; c'est déjà ça (...)
Il va peut-être devenir possible pour notre gouvernement d'enfin envisager de faire un VRAI travail:  "gouverner", par exemple (...)
Oui, c'est vrai que depuis plus d'une année à présent, la seule idée qu'un gouvernement belge puisse seulement envisager une telle chose paraît tellement incongrue que l'on finirait par avoir du mal à y croire (...)
Mais bon, ne s'agit-il pas d'un "vieux" pays très hypocritement clérical où il y aurait lieu d'espérer trouver un peu de foi?!

Etrange atmosphère, donc, où l'on se dit qu'en-dehors du fait qu'il y a surtout lieu pour nos politic(h)ien(ne)s de s'inquiéter de l'avis potentiel qui sortira des urnes grâce à leurs nombreuses déclarations d'intentions, il paraît surtout fort évident que quelque chose d'extrêmement pourri a germé depuis pas mal de temps au royaume de Belgique (...)

Toujours cette bonne vieille inquiétude pour ce qui touche à la question de nos clandestins; à se demander s'il faut oser les chasser à coups de pied aux fesses des grues où ils osent s'installer à empêcher ainsi d'autres clandestins de travailler dans le secteur de la construction (...)
Oui, dit de cette manière, les choses ont un parfum d'absurde (...)
Et pourtant (...)
N'est-il pas vrai, cependant, que sans nos clandestins tout le secteur de la construction en Europe serait virtuellement paralysé?
La chose, d'un point de vue économique, est bien évidemment impensable; aussi, mieux vaut jeter en pature à la "vindicte" populaire quelque clandestin de service et l'expulser manu militari dans son pays d'origine tandis que l'on sait pertinemment bien qu'il en entre en Europe un nombre bien plus important chaque année.
Heureusement, d'ailleurs!
Au vu de l'évolution de la courbe démographique européenne, sans cet apport régulier, les insitutions et les pouvoirs nationaux se retrouveraient largement à ne plus pouvoir assumer économiquement leurs dispendieux multi-ministères!

Là encore, il devient certainement urgent (encore que parler d'urgence, à ce stade, ça frise l'indécence!) de se poser la question de savoir si toutes ces personnes qui débarquent par ici pour des raisons politiques ou économiques ne pourraient tout simplement pas être régularisées tout de go.
Oui, évidemment, qu'un seul "décideur" ose ce genre de discours et il court à la catastrophe électorale, semble-t-il.
Soit, le citoyen de base est carrément criminellement con -j'admets que l'hypothèse n'est pas improbable!- tant il ferait mieux de s'informer un peu plus intelligemment; soit, nos édiles (qui, soit dit en passant, ne sont pas des épées!) ne sont en définitive qu'une bande de scélérat(e)s qui continuent d'user et abuser sans vergogne des pièges de leur particratie dans lesquels ils ont enferrés un bon dix millions de personnes depuis trop longtemps.

Cela dit, il paraît que le système de négociations à la belge, ça force le respect ailleurs!

Faut pas demander dans quel état ils sont ailleurs!

Mais bon, comme d'habitude, il est impossible d'appeler un chat "un chat", tant le pouvoir des urnes qui paraît de moins en moins intéresser le citoyen lambda semble fort (...)
Cette "phobie des urnes" n'est pas exclusive à la Belgique, il suffit de voir comme bon nombre de dirigeants européens calibrent leurs discours pour comprendre combien nous sommes manipulés par des "Pieds nickelés" (...)

Allons bon, foin des plaintes et autres grognements qui ne changent de toute façon pas grand chose vu que la citoyenne lambda et le citoyen équivalent s'en foutent -globablement- complètement!
Elle est belle, la démocratie!


Be seeing you!

par jay2bsl publié dans : Humeurs (voire belgiennes)
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Vendredi 5 septembre 2008
No comment (...)
From: The Prisoner (...)



Il est de ces nouvelles dont on se passerait bien volontiers (...)

Une quinzaine de jours plus tôt,
Dame S. qui entame une bien étrange dérive; de l'ordre des rêves éveillés, presque comme une plaisanterie au premier abord (...)
A mesure que s'échelonnent les mots par téléphone, le délire qui s'étoffe et prend littéralement corps; le sien (...)
Il ne faut pas beaucoup plus longtemps pour qu'il lui gagne l'esprit, la taraude et la vrille (...)

La plaisanterie s'est muée en véritable obsession et, par téléphone s'il a déjà été possible d'enrayer certaines dérives par le passé, cette fois, les choses prennent une tournure nouvelle (...)

Quelque chose d'insidieux s'est fait jour et lui a volé l'esprit (...)

Hier, un dernier message, de l'ordre de l'inquiétant; quelques jours de repos dans un "centre" (...)

Cet après-midi, un coup de fil, son numéro mais pas sa voix qui me répond; celle de sa mère (...)

Dame S. a le corps encore présent parmi nous mais son esprit, pour l'heure, est ailleurs; petite bulle enfermée hors du temps, dans un univers parallèle ou quelque chose d'approchant (...)

Etrange sensation de vide, là, depuis quelques heures (...)


Be seeing you (...)

par jay2bsl publié dans : Dame(s)
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Vendredi 1 août 2008
Ours kodiak, donc (...)
From:  Renejo 1951




Mille "tchatches" plus loin, mille regards traversés jusqu'à -parfois- franchir le miroir et toujours la même ligne ténue sur laquelle avancer tel un équilibriste d'une constance sans faille -ou presque- à
l'inconstance (...)

De ces délicieuses conversations en
terrasse, en compagnie de la camarade C.; écouter, recevoir et tenter d'apporter une réflexion de-ci de-là.
Quitte à la jouer psy, d'ailleurs (...)

Immanquablement, comme par effet miroir en retour, voire à rebours, entamer à nouveau l'étrange introspection de mes propres limites; celles qui font se lever des barrières impossible à franchir.

Devenu farouche, sans nul doute, avec le temps passé, les envolées et les chutes; "vieil ours célibataire", donc, qu'il ne fait pas vraiment bon d'essayer d'enchaîner sous peine de le voir renacler plus fort qu'un mustang dans la prairie (...)
Drôle de bête (...)
Et pourtant, même ce sauvage-là, parfois (encore), se laisse aller à quelque "
faiblesse" (...)

Après tout, chaque médaille à son revers (...)

Allons bon, rien de fort consistant là-dedans!


Be seeing you!
par jay2bsl publié dans : Dame(s)
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Lundi 21 juillet 2008
vue sur le canal, donc (...)
From:
© Albert Harlingue / Roger-Viollet



Diable, cela faisait un moment qu'il ne m'avait plus été donné de replonger avec plaisir dans l'atmosphère légère et détachée de ce bord de Seine (l'autre, donc) à profiter comme un nabab de cette effervescence à laquelle je suis parfaitement étranger et dont il me plaît tant de simplement respirer les parfums, le nez au vent, juste en compagnie toute de délicatesse (...)

Après une arrivée nettement plus longue qu'initialement prévue, le temps de poser le bagage, léger, et d'aller faire un tour sur les bords du canal Saint-Martin encore largement peuplé à cette heure du vendredi soir.
Un repas rapidement avalé et plonger dans les limbes à me préparer en vue de la journée du lendemain; une plongée dans un passé de 7 années (le temps d'une régénération complète des cellules du corps!) et constater avec délices qu'une Brunette de ma connaissannce n'a pas pris une ride (quoiq'elle en dise, mais bon, c'est une fille et "les filles ont toujours raison!").
Une éternité depuis son studieux départ canadien, le grand Nord qui dorénavant profite de sa présence particulière et de ses yeux sombres mâtinés des mille mélanges haïtiens (des caractères créoles aux possibles souvenirs indiens qui auront dessiné ses traits).

Démarrage au Musée Grévin à la jouer reportage photo pour "une Brunette à Paris", à lui laisser prendre la pose aux côtés des personnalités qui traversent l'histoire mais, elles, figées dans des postures plus ou moins amusantes et immortalisées par la magie de l'électronique flanquées de "ma juriste montréalaise".

Une pointe poussée ensuite vers Notre-Dame, toujours aussi clopinant, avant que de tomber sur un "nid de Birkenstock"!
Le miracle allemand qui s'expose dans une vitrine du Marais et que, malgré une esthétique qui me laisse certainement sur ma faim, je choisis d'acquérir afin de pouvoir à nouveau presque marcher normalement.

On s'attaque alors à une terrasse du quartier, histoire de partager un repas où l'on est soigné aux petits oignons par des serveurs souriants (à croire que l'on n'est pas à Paris!).

Là-dessus, on repart en direction de Notre-Dame, on la dépasse (sans oublier les suites du reportage "Une Brunette à Paris"!) et arrivés à l'Institut du Monde arabe, je constate avec dépit que l'expo qui me titillait tant voici longtemps à présent a définitivement déserté les murs du lieu.
Non, décidément, Oum Khalsoum ne m'inspire aucune envie de visite.

Pas grave, retour sur les quais de la Seine; on se sépare pour mieux se retrouver plus tard.
Un petit repas à lui concocter et à déguster en terrasse, sur les toits; oui, c'est un luxe sans nom mais j'en profite sans vergogne.
L'heure s'avance finalement, grand temps de remballer les souvenirs, si délicieux qu'ils aient pu être.
Le temps a passé, l'heure aussi et le lendemain est une autre journée.

Il faudra cependant qu'un jour j'aille peut-être passer la tête jusque dans ce grand Nord canadien (...)


Une nuit de repos plus loin, retrouver une camarade C. bien conn